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<title>Occident-Express - voyage</title>
<description>les carnets d'Eurydice</description>
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<title>Quizz</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2008/10/01/quizz.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Wed, 01 Oct 2008 20:16:19 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Une photo en guise de devinette, pour cette fois....&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Alors, de quoi s'agit il?&lt;br /&gt; Petit indice : c'est une spécialité niçoise, dégustée dans un resto typique* lors d'un petit week end niçois en amoureux en septembre.&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://occident-express.hautetfort.com/media/02/00/59290456.jpg&quot; alt=&quot;IMG_0227.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; id=&quot;media-1307519&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;* Lou Nissart, pour ne pas le nommer, tout au bout de la place Massena (il faut traverser la place sous le regard des bonshommes lumineux juchés sur leurs hauts piedestals, dépasser la fontaine, descendre quelques marches à là, au début de la rue de l'opéra, on trouve ce chouette établissement : &lt;a href=&quot;http://www.lounissart.fr.tc/&quot;&gt;http://www.lounissart.fr.tc/&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Retours de vacances</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2008/08/18/retours-de-vacances.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 16:58:12 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Me voici de retours de vacances.&lt;br /&gt; La destination choisie pour cette fois était la Bourgogne, avec un périple qui nous a menés de Cluny à Vezelay, via Chalon, Beaune et Dijon. Une cure de verdure, où les Charolaises paissant tranquillement dans les prés alternent avec les vignobles et les forets.&lt;br /&gt; Beaucoup de belles choses à voir (des châteaux et des églises en veux-tu-en-voilà, de jolies villes, des micro-villages,..), à manger (ah! les cuisses de grenouille, le coq au vin et l'incontournable boeuf bourguignon !), et, évidement, à boire (il aurait été dommage de ne pas s'inviter à quelques dégustations en passant dans des villages aux noms tels que Pommard, Mercurey, Meursauly ou Vosne Romanée pour ne citer que ceux là). J'avais de cette régions quelques jolis souvenirs, du coté de Saint Sauveur en Puisaye notamment, j'ai été heureuse de les réactiver à l'occasion de ce nouveau séjour.&lt;br /&gt; Pour finir, nous avons fait un step à Lyon, histoire de renouer avec la vie citadine. Juste un survol, de quoi constater que la gastronomie lyonnaise est à peu près aussi légère que la déco intérieure de la basilique de Fourvière, mais surtout de quoi nous donner envie d'y revenir à l'occasion d'un long week-end (pourquoi pas à l'occasion de la fête des lumières cet hivers ?)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;A l'occasion de ce retours, je signale la naissance d'un nouveau blog, où vous pourrez trouver les photos prises au fil du voyage : &lt;a href=&quot;http://mes-peregrinations.blogspot.com/&quot;&gt;http://mes-peregrinations.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Il faudra un peu de patience avant que toutes les photos soient postées, mais je m'y mets dès aujourd'hui !&lt;/p&gt; 
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<title>It's time to go</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/29/it-s-time-to-go.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Sat, 29 Apr 2006 22:00:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ce soir, mon avion décole à 21heure et demain à 21h aussi mon train entrera en gare d'Aix en Provence.&lt;br /&gt; Après deux dernières journées de grand tourisme ( jeudi, passage éclair par le Consulat de France, puis ballade sur Copley Square, Newbury Street, pour finir la soirée au Ryles ; hier, le &quot;Duck Tour&quot;, un tour de ville dans un véhicule amphibie qui inclut dans le parcours un plouf dans la Charles, très rigolo, et le Punjabi Dhaba, un petit boui-boui Indien sur Inman square, bon et folklorique avec ses cuistos indiens, sa musique indienne, ses clips indiens et extraits de films bollywood diffusés en boucle) il est temps de refaire les valises pour de bon. Je n'aime pas spécialement faire les bagages de manière génerale, mais là, ce n'est vraiment pas drôle. Vérifier que l'on n'a rien oublié, faire tout entrer dans les valises, graver les photos sur CD, recharger le portable francais, véifier encore une fois que rien ne manque...&lt;br /&gt; Dernier dejeuner au Kiraz, dernières photos, et il sera temps de prendre la Silver Line direction Logan Airport.&lt;br /&gt; Les au revoir (adieux?) sont toujours des moments difficiles.&lt;/div&gt; 
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<title>Ici et ailleurs</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/25/ici-et-ailleurs.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 25 Apr 2006 19:15:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans quelques jours à peine, retours à la case France.&lt;br /&gt; Autant le dire, je n'ai aucune envie de rentrer, sauf pour voir mes amis et recommencer à chanter (ce qui revient un peu au même en fait)&lt;br /&gt; Je m'amuse donc à dresser une petite liste (non exhaustive) de ces dépaysements, et de toutes ces choses dont je me souviendrai depuis la Provence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Ce que je ne retrouverai pas en France&lt;/i&gt;:&lt;br /&gt; - Les feux rouges sont de l'autre côté de la chaussée (donc personne n'a l'idée de s'arrêter juste dessous en espérant qu'il passe au vert plus vite)&lt;br /&gt; - Les serrures se ferment et s'ouvrent dans le sens inverse d'en France (pour le fun, la porte de la maison compte 2 serrures qui fonctionnent chacune dans un sens différent !)&lt;br /&gt; - Il est interdit de fumer à l'intérieur des établissement publics et de consommer de l'alcool à l'extérieur (bonne chance pour ceux qui souaiteraient boire une bière et fumer une cigarette en même temps...)&lt;br /&gt; - On ne se fait pas la bise pour se dire bonjour (juste un sourire, une poignee de main ou une accolade si on est très proche)&lt;br /&gt; - La publicité médicale existe (on trouve dans les journaux, dans le métro ou dans les campus des annonces de recherche de volontaires pour participer à des études, ou pour tester de nouveaux protocoles de soin, le tout rémunéré)&lt;br /&gt; - Il n'y a pas d'obligation de s'arrêter au feu rouge si on tourne à droite (le piéton reste prioritaire, mais faut faire attention quand meme )&lt;br /&gt; - On trouve des choses incroyables dans les super-marchés (oeufs pré-battus, succédanés de toutes sorte de choses, gelées multicolores, ...)&lt;br /&gt; - Il n'y a pas de code pin pour verrouiller les téléphones portables&lt;br /&gt; - Il n'y a pas besoin de mettre un sou pour obtenir un charriot&lt;br /&gt; - La publicité comparative est légale&lt;br /&gt; - Il y a des gens qui mettent vos courses en sac à votre place au supermarché&lt;br /&gt; - La TVA n'est jamais incluse dans les prix indiqués, sauf si précisé&lt;br /&gt; - Dans les resto, la note ne comprend pas le service, il faut rajouter le pourboire (ca entraine au calcul mental)&lt;br /&gt; - Les aménagements pour les handicapés sont plus largement présents (accessibilité des transports en commun, indicateurs sonores pour les passages piétons)&lt;br /&gt; - Les températures se comptent en degrés Fahrenheit, les distances en Miles, les quantites en Ounces, Fluid Ounces, les longueurs en Inches &amp;amp; en Feets, et les poids en Pound (ne me demandez pas les conversions, SVP !)&lt;br /&gt; - Les affichages sont souvent bilingues (anglais et espagnol)&lt;br /&gt; - Le mariage gay est légitime dans le Massachusets&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Ce qui me manquera&lt;/i&gt; :&lt;br /&gt; - Le cafe Kiraz, ses &lt;i&gt;special pita roll up&lt;/i&gt;, son &lt;i&gt;hot griled sandwich with fresh mozarella proscuito tomatoes and basil&lt;/i&gt;, sa &lt;i&gt;new-england chowda&lt;/i&gt; ...et ses serveurs sympathiques qui nous disaient chaque fois &quot;bonjour mon ami&quot; en français.&lt;br /&gt; - Le jus de cranberries et les bagles&lt;br /&gt; - Les haltes capuccinos dans les Starbucks cafe à travers la ville&lt;br /&gt; - Les harmoniques du Kendall Band&lt;br /&gt; - La vue sur la ville quand le T passe sur le Longfellow Bridge&lt;br /&gt; - Les écureuils du Public Garden&lt;br /&gt; - Le parfum de l'air de soir, doucement iodé&lt;br /&gt; - Les amis d'ici : Mahesh le fantaisiste, Gavin, sa petite famille et leur chaleureux accueil, ...&lt;br /&gt; - Toi qui m'a permis de venir ici&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Ce qui me manquera moins:&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; - Le sirop de mais&lt;br /&gt; - Le vélo&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>ça c'est du week end !!</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/25/ca-c-est-du-week-end.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 25 Apr 2006 03:30:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dernier week-end avant mon départ, et c'est New York à nouveau.&lt;br /&gt; Cette fois ci, nous avons organisé notre séjour exprès pour pouvoir retourner au Met', pour la 1er de Tosca.&lt;br /&gt; Je crois avoir vécu samedi ma plus belle, ma plus époustouflante soirée d'opéra . Je comprend pleinement pourquoi on dit que le Met' est un des meilleurs opéra du monde, après cette représentation.&lt;br /&gt; Tout était magnifique : la mise en scène, les décors (Zeffirelli), les costumes, l'interpretation. Même les figurants, en nombre non négligeable. J'ai eu la chair de poule quasiment pendant toute l'oeuvre ; pas un moment de relâchement ou de faiblesse. Tout était là: les voix, la tension dramatique, l'émotion, l'humour aussi quand il le fallait.&lt;br /&gt; Dans le 1er acte, nous avions vraiment l'impression d'être dans l'église : la perspective, la luminosité donnaient le sentiment que le décors allait au delà de la scène, que nous étions dans un coin d'une église en réalité beaucoup plus vaste que le simple plateau. Le 1er acte s'achève sur une scène magnifique, quand Scarpia chante son air diabolique &quot; &lt;i&gt;va, Tosca...&lt;/i&gt;&quot; pendant qu'une procession entre dans l'église. La pulsation du chant, doublée par la percussion, amène dans un crescendo la procession à l'intérieur de l'église, pour s'arrêter comme un point d'orgue sur une scène remplie de figurants, colorée et majestueuse comme un tableau de la Renaissance.&lt;br /&gt; Ah, Scarpia ! James Morris campait un superbe Scarpia, un salaud majuscule, alliant prestance et perversité, malsain à souhait.&lt;br /&gt; Franco Farina a joué un magnifique Mario Cavaradossi, beaucoup de présence et une voix...Moi qui ne suis pas une fan absolue des voix de ténor, j'ai été épatée par celui-ci, par l'ampleur de sa voix, son expressivité, sa vibration. Rien de mièvre ou de tiède, au contraire un timbre brillant, puissant. Son interpretation de &lt;i&gt;&quot; e lucevant les stelle&quot;&lt;/i&gt;, au dernier acte, était poignante, un vrai chant d'amour et de désespoir, saluée par une ovation du public.&lt;br /&gt; Autre ovation, celle offerte à Deborah Voigt après la prière &lt;i&gt;&quot; vissi d'arte...&quot;&lt;/i&gt; Plusieurs &lt;i&gt;&quot; brava !!&quot;&lt;/i&gt; ont fusé du public, qui a applaudi longuement après l'air. Grâce aux jumelles, nous avons pu nous apercevoir que Deborah Voigt était une très bonne actrice en plus d'être une remarquable chanteuse. De la jeune femme jalouse et badine du 1er acte, elle fait au fil de l'oeuvre une héroine tragique, lui donnant vie et épaisseur psychologique, toujours avec ce timbre rayonnant, large et fluide :un cocktail envoutant.&lt;br /&gt; Outre l'excellence de la représentation, ce qui est intéressant au Met c'est que le spectacles est aussi dans le public à l'entracte. Chacun échange ses impressions, exhibe sa robe de soirée, son costume... Y compris au Family Circle,ou se trouvent les places les moins cheres (mais pas les moins confortables ou agréables pour autant ) Nous discutons avec une dame et une jeune fille ; cette dernière m'explique qu'elle chante aussi, et la dame qualifie Boston de &quot; &lt;i&gt;the most expensive city in Europe&quot;*&lt;/i&gt; , quand nous disons que nous y habitons.&lt;br /&gt; Les 3 heures de spectacle sont passées beaucoup trop vite . Nous sortons de l'opéra sur un nuage, enchantés, enthousiates, en un mot : heu-reux.&lt;br /&gt; Il est minuit et temps de regagner notre chambre d'hotel. Heureusement le métro est tout proche, car il pleut des cordes depuis le milieu de l'après-midi.&lt;br /&gt; A`l'interieur de la station, un saxophoniste joue de manière très a-propos quelques airs de Puccini, comme un clin d'oeil de plus à cette soirée magique que nous venons de vivre.&lt;br /&gt; Nous nous endormons bercés par la pluie et par les rémanences de Tosca qui s'installent pour plusieurs jours dans nos oreilles.&lt;br /&gt; Le lendemain, il pleut encore.&lt;br /&gt; Le temps d'émerger d'une grasse matinée bien méritée et de rassembler nos affaires, il faut quitter l'hôtel. Nous allons manger dans un fast-food japonais sur la 42e rue, puis prenons la direction de Montclair, une petite ville résidentielle près de NYC, pour rendre visite à Nick, un cousin qui vient d'avoir une petite fille. En plus de cette dernière, je fais la connaissance de Victor, son fils âgé de 4 ans, et de Virginie, sa femme, qui est française. Un couple d'amis, Michel et Robert, nous rejoint dans l'après-midi. L'un est francais et l'autre américain, ils viennent avec leurs 3 filles, eues par mères porteuses interposées. Tout le monde, même Robert qui est américain, parle francais dans la pièce, les gamins ont tous des prenoms français, l'ainée des filles qui est assez grande pour aller à la maternelle va à l'école francaise. Bref, un ilot de francophonie au coeur de la mégalopole américaine !&lt;br /&gt; En regagnant Chinatown pour prendre le bus de retours, nous passons par Times Square et la 42e rue.&lt;br /&gt; Un festival de néons, d'écrans geants, une débauche de publicités... Impressionnant !&lt;br /&gt; Je me fais refiler par inadvertance (mais pas par Tom Cruise) un tract de la scientologie, en passant devant leur QG local. On voit qu'ils ont les moyens, carte postale et papier glacé -comme quoi piller les sous des adeptes, ça sert aussi à faire des pub pour recruter d'autres adeptes que l'on pourra piller également, etc ...&lt;br /&gt; Nous faisons une rapide pause repas au Mc Do de Times Square, pas assez rapide cependant pour pouvoir regagner Chinatown en transports en communs sans prendre le risque de louper le bus du retours. Nous prenons donc un yellow cab, qui en moins de 15 minutes nous amène à bon port, pieds au plancher dans les ”petites” rues.&lt;br /&gt; Nous nous installons confortablement au fond du bus, bien décidés à dormir pendant le trajet du retours. Sauf que nos aventures ne sont pas tout à fait terminées... J'ai un petit pressentiment quand le bus calle plusieurs fois avant que le chauffeur ne réussisse à le démarrer, du genre ”la panne en pleine nuit sur une autoroute au milieu de nulle part et sous le déluge “. Ça n'a pas loupé ! Après 2 arrêts dans des stations services pour bidouiller le moteur, après avoir roulé au pas pendant des km, le bus s'immobilise surl'autoroute, sous la pluie battante. “ &lt;i&gt;le bus chinois nous fait le coup de la panne&lt;/i&gt;” voila qui ferait un excellent titre pour un road movie ou un film de serie Z ! En attendant, nous restons une bonne vingtaine de minutes à l'arrêt, avant d'être remorqués par un camion jusqu'au plus proche emergency stop. La, encore l'attente,sansplus d'explications de la part du chauffeur. J'admire le calme des passagers : personne ne ronchonne ni ne s'alarme. Au bout d'encore 20 minutes, un autre bus de la meme compagnie nous rejoint ( sans dute celui qui partait de NYC à 22 heures) et nous transitons,nous et nos bagages,d'un véhicule à l'autre. Nous étions en fait en panne à 25 minutes de Boston, et sommes arrivés à destination avec “seulement” 2 heures de retard !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; * &lt;i&gt;la ville la plus chère d'Europe&lt;/i&gt; :plaisanterie basée sur le fait que Boston est à la fois la ville la plus européenne des Etats Unis et une des plus chères.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>Ryles</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/20/ryles.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Thu, 20 Apr 2006 05:20:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Samedi soir, après avoir longuement flemmardé et grâce au secours de Google à qui nous demandons de nous proposer quelques plans sympa pour sortir, nous nous retrouvons chez &lt;i&gt;Ryles&lt;/i&gt;, un club de jazz sur &lt;i&gt;Inman Square&lt;/i&gt;, à une dizaine de minutes de vélo de la maison.&lt;br /&gt; Ce soir là, une jeune chanteuse, Erin Bode, donnait un récital. Charmante surprise. Elle a une jolie voix fraiche, un repertoire sympa ; les musiciens autant que la chanteuses ont visiblement plaisir à être sur scène et à partager leur musique et c'est communicatif. Je l'imagine nourrie de Sarah Vaughan et de Billie Holliday, mais je n'ai pas assez de connaissances pour faire une véritable analyse... Elle a ce genre de voix que l'on retouve chez des chanteuses comme Lisa Ekdal ou Diana Krall, quelquechose qui vous caresse les oreilles sans vous déranger de trop. Elle porte des talons si haut que je me demande comment elle fait pour tenir tout un concert dessus sans que le mal aux pieds ne lui fasse faire de canard....&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Nous arrivons hélas trop tard pour profiter de l'ensemble du récital, seulement quelques chansons tirées du nouvel album plus un titre de Bob Dylan.&lt;br /&gt; L'album en question est en vente a l'issue du concert, j'en achète un exemplaire, gentillement dédicacé par l'artiste.&lt;br /&gt; Nous restons jusqu'a la fermeture, dégustant une bière (une Tremont Ale, pour moi, une bière brune du Massachusets), profitant de l'ambiance du lieu.&lt;br /&gt; J'aime bien la déco, a la fois cosy et originale. Les murs sont décorés de portraits de musiciens, d'instruments de musique reconvertis : un cadre de piano en fond de scène, un tuba transforme en lampe à l'entrée, une trompette au dessus de la caisse enregistreuse. Les tables sont recouvertes d'une mosaique faite de partitions, pochettes de disques, cartes postales et autres tickets d'entrée ; chacune est unique et consacrée soit à un club célèbre soit à un musicien. La notre, c'etait &lt;i&gt;Village Vanguard&lt;/i&gt; !&lt;br /&gt; Vers 1 heure, nous plions bagage.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Erin Bode promet de revenir bientôt à Boston, et je me dis que j'aimerais pouvoir faire de même...&lt;br /&gt; A peine les vélos posés devant la maison, nous nous faisons happer par Mashesh, notre propriétaire et ami, qui habite juste au dessus de chez nous.&lt;br /&gt; Nous voilà repartis pour une partie de la nuit à papotter, danser, chanter ... mais ceci est une autre histoire !&lt;/div&gt; 
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<title>Le dîner de Pâques</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/18/le-diner-de-paques.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 18 Apr 2006 05:20:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Nous étions ce dimanche invités a un &quot;&lt;i&gt;Easter dinner&lt;/i&gt;&quot;, chez nos amis Gavin &amp;amp; Kim, dont la famille s'est récemment agrandie avec l'arrivée du petit Nicholas.&lt;br /&gt; Ils sont canadiens de Toronto, installés a Boston depuis un peu moins de 2 ans. Kim est d'origine chinoise, née au Vietnam.&lt;br /&gt; Gavin est un cordon bleu qui chaque fois se met en quatre pour nous offrir un repas des plus sympathiques. En grand perfectionniste, il se confond en excuses pensant avoir loupé son plat alors que c'est délicieux. La fois précédente, nous étions venus faire la connaissance de Little Nick, âgé d'une grosse semaine à peine, et il nous avait cuisiné des &lt;i&gt;Oeufs Benedict&lt;/i&gt; assez remarquables.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Quinze jours plus tard, nous retrouvons les heureux jeunes parents et leur &lt;i&gt;baby&lt;/i&gt;. Ce dernier a grandi, les traits de son visage commencent à se former. ”Il ressemble plus à Kim qu'à mon fils” me fait remarquer, legèrement dépitée, la mère du nouveau papa, venue du Canada pour deux semaines. En fait, c'est un bébé plutot zen, et il a un regard assez incroyable pour son âge. A la fois curieux et sérieux, il observe les gens et les objets autour avec un interêt non dissimulé. C'est étrange de se voir ainsi scruté avec insistance par une petite chose que l'on tient dans ses bras.&lt;br /&gt; Nous nous retrouvons donc dans la cuisine, je pose mon verre de vin (un Syrah californien très honorable) pour prendre Nick, que Kim me confie. (Cette manie des mères de coller leur petit dans les bras de toute femme franchissant leur seuil... Il n'y a pas si longtemps, j'aurais refusé tout net le cadeau, mais là, j'obtempère, et vais même jusqu'à trouver ça pas si désagréable)&lt;br /&gt; Gavin s'active, vérifiant la cuisson du jambon dans le four et de l'orge dans la cocotte-minute. C'est assez rigolo de le voir s'affairer en cuisine, nous expliquant les procédés utilisés, nous montrant sa collection d'ustensiles et nous parlant avec émotion de sa casserole favorite, en cuivre comme il se doit.&lt;br /&gt; Ah oui, le repas traditionnel de Pâques en Amérique du Nord, c'est un jambon roti au four, accompagné pour la circonstance de tranches d'ananas caramélisés, de grains d'orge cuits et de &lt;i&gt;backed beans&lt;/i&gt; à la mode de Boston. Rien à voir avec le gigot français, (d'ailleurs, Gavin est aussi surpris quand je lui raconte l'histoire de l'agneau pascal que nousle sommes quand comprenons que l'ananas qui rissole dans la poelle n'est pas pour le dessert) mais pas déplaisant. Pour le dessert, une &lt;i&gt;pie&lt;/i&gt; maison aux cerises, accompagnée de &lt;i&gt;blueberry icecream&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; La soirée se termine au salon, avec une tasse de thé, entre plaisanteries, considérations sur la difficulté de dormir une nuit complète avec le bébé dont il faut s'occuper toutes les 2 ou 3 heures, et hypothèses concernant mon éventuel prochain séjour à Boston.&lt;br /&gt; Bref, une soirée entre amis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>Moonlight serenade</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/16/moonlight-serenade.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Sun, 16 Apr 2006 22:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;C'est le printemps à Boston. Et cest bien joli. Le magnolia du coin de rue est couvert de grosses fleurs roses et charnues, les arbres de Kendall Square dégoulinent de pétales blanches et de petites feuilles vert tendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les crocus et les jonquilles ont éclos dans les jardins. La température est remontée et approche les 20 degrés dans la journée. Les pigeons poursuivent les pigeonnes avec un air polisson, et les étudiantes de Harvard ont sorti leurs minijupes. Bref, c'est le printemps!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; Jeudi soir, à l'occasion de la pleine lune, nous sommes allés faire du voilier sur la Charles.&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ce divertissement est organisé par des gens du MIT, lequel possède un club de voile, et a lieu tous les soirs de pleine lune d'avril à octobre (en gros, tant que la rivière est navigable).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; Hier soir donc, c'etait la 1er séance de la saison.&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Comme en août dernier, nous nous sommes retrouvés a partir de19h 30, au club nautique du MIT, autours du barbecue sur le quai . L'air est doux et le vent humide. Nous devisons pendant que grillent les saucisses, épis de mais et autres travers de porc marinés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les bateaux sont de petits voiliers contenant de la place pour six personnes ; une fois assis, on peut toucher l'eau du bout des doigts sans trop se pencher, et on doit faire attention à ne pas se faire scalper par la voile quand le bateau vire de bord.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Une fois réglé le destin des saucisses, nous embarquons. Cette fois c'est GG qui est à la barre, présentée par Chris comme &lt;i&gt;a very good sailor&lt;/i&gt; &quot;avec la tête sur les épaules&quot; (voila qui est rassurant !)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Cherry on the cake&lt;/i&gt;, nous avons pour compagnons inattendus les chiens respectifs de GG et de Chris. Imaginez vous dans une coquille de noix, avec les pieds entortillés dans les cordes, un molosse grassouillet répondant au doux nom de Bobo installé sur vos genoux et décidé à vous laver la figure à coup de langue, et une voile manquant de vous estourbir a chaque tournant, et vous aurez une idée de ce à quoi ressemblait la croisière. Enfin, il faut croire que ces animaux avaient la &quot;patte marine&quot; à les voir se balader sur le voilier, de la proue à la poupe comme sur une pelouse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Indépendament de ça, et même si comme moi on n'a pas le pieds marin, c'est vraiment une expérience sympa.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La pleine lune a joué la coquette, se drapant de nuages avant de se découvrir complètement, comme un gros miroir brillant. Le ciel s'étant dégagé, on pouvait voir la grande ourse et l'étoile polaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et, bien sur, Boston by night. La constellation des buildings de la Back Bay, sur une rive, éclairés intentionnellement à leur sommet et de facon aléatoire ( qui a oublié la lumière dans son bureau en partant ? qui fait des heures sup' ?) sur leurs facades.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; De l'autre, le MIT.&lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le passage du T sur le Longfellow bridge, qui relie Cambridge et Boston.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Cet été, entre deux tours de bateau, nous étions allés boire une bière chez &lt;i&gt;Muddy's&lt;/i&gt;, un bar dans le MIT. Ce qui nous avait valu la remarque suivante, alors que nous tentions de rejoindre l'extérieur verre a la main : &quot; &lt;i&gt;Hey, you're not in New Orleans !&lt;/i&gt;&quot; (comment ca, les gens de la Nouvelle Orléans sont des dépravés qui consomment de l' alcool dans la rue -chose interdite dans le très 'comme-il-faut' Massachusets !)&lt;/div&gt; 
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<title>Focus ( or not focus)</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/11/focus-or-not-focus.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 11 Apr 2006 21:28:00 +0200</pubDate>
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Je viens d'apprendre que le CPE a été abrogé en France.&lt;br /&gt; Je ne sais pas si c'est un bien ou un mal, je n'écris pas ce post pour donner mon avis la dessus.&lt;br /&gt; J'avais juste envie de donner un reflet de la manière dont ces histoires ont été percue et traitées ici à Boston.&lt;br /&gt; D'abord, il faut noter que l'info a été relayée, et que les journaux américains parlaient de ce qui se passait en France, au moment où les maifestations et les grèves battaient leur plein :&amp;nbsp; je pense que ce n'est pas si souvent que les médias américains font part de l'actualité française.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour l'homme de la rue, vue d'ici , la France était en guerre civile.&amp;nbsp; La plupart du temps, quans je disais que j'étais Française, mon interlocuteur répondait : &quot;&lt;i&gt;oh ! mais c'est la révolution en France&lt;/i&gt; &quot;&amp;nbsp; Quelqu 'un nous a même demandé si nous n'avions pas peur pour nos familles &quot;&lt;i&gt;avec tout ces évèmenents dangereux&lt;/i&gt;&quot; . Et moi de temperer, &quot;&lt;i&gt;mais non, pas plus que d' habitude, ce sont juste quelques manifestations&lt;/i&gt;&quot;...&lt;br /&gt; Descendre dans la rue, ballader des banderoles en criant des sloggans, faire grêve pour s'opposer au gouvernement, ce n'est pas dans la mentalité des gens d'ici. Limite, ca les choque, pour de nombreuses raisons (notamment parce qu'ils ne sont pas enclins à attendre que la solution vienne d'en haut et préfèrent jouer le &quot;chacun pour soi&quot; )&lt;br /&gt; Ils sont étonnés quand je leur dis qu'en France nous avons 5 semaines de congés payés par an ( et encore, j'ai jeté un voile pudique sur les RTT ) , et que j'ai pu prendre 3 mois de congé sans solde sans qu'une lettre de licenciement m'attende à mon retours. Ce sont des privilèges qui n'existent pas ici, comme tant d'autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me souviens aussi de ma propre expérience de manif d'étudiants. En fac de Lettres, chaque promo avait déja droit à son mouvement de protestation traditionel contre le manque de moyen et la vétusté de l'établissement, mais là c' était autre chose :nous étions en 95, la grande vague de protestation contre le plan Juppé.&lt;br /&gt; Je garde de ces manifs un souvenir assez sympathique, C'était une sorte de fête, on chantait des chansons révolutionnaires en agitant des drapeaux et des banderoles portant des sloggans marrants. Il y avait un sentiment de fraternité joyeuse avec des gens que l'on ne connaissait pas et qui étaient là pour des raisons similaires.&amp;nbsp; Mais au fait :quelles étaient mes raisons? Aucunes. A part cette curiosité de voir comment c'était une manif. En 95,&amp;nbsp; j'avais 21 ans, j'etais étudiante en fac (de psycho, qui plus est !), on m'avait dit&amp;nbsp; “le plan Juppé c'est mal&amp;nbsp; il faut aller manifester contre” et, moitié poussée par la curiosite, moitié sous l'influence d'un certain environnement, j'y étais allée. Je n'avais aucune connaissance réelle de ce qu'etait ce fameux plan Juppé.&lt;br /&gt; Combien, parmi les jeunes et moins jeunes ont manifesté ces derni`res semaines, sont dans ce même cas ?&lt;br /&gt; Combien ont pris le prétexte du CPE pour descendre dans la rue s'amuser, ou manifester leur désarroi, leur peur de l'avenir dans une société qui ne leur offre pas grand chose d'encourageant, ou pour les moins honêtes, se fondre dans la masse pour casser ?&lt;br /&gt; Combien espèrent avoir leur petit mai-68 à eux, (on en a tellement fait quelquechose de romanesque, on a tellement institutionalisé cette révolte ) se fabriquer des souvenirs pour quand ils seront vieux et qu'ils pourront raconter à leur progéniture le bon vieux temps ?&lt;br /&gt; Et, combien parmi les leaders des mouvements étudiants sont là pour fourbir leurs armes&amp;nbsp; et amorcer une carrière politique ?&lt;br /&gt; En même temps, si on n'a pas envie de changer le monde a 20 ans, c'est grave aussi.&amp;nbsp; -Reste à savoir comment, et en quoi on veut le changer .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais revenons à nos moutons ( hé hé, justement...)&lt;br /&gt; J'ai jeté un oeil sur les pages internet des médias français pour les comparer aux médias américains.&lt;br /&gt; Dans les journaux français, on voyait à la Une des images des cortèges de manifestants, brandissant des banderoles, la foule bigarée. un cote &quot;festif&quot; ; avec des titres allant plutot dans le sens des revendications. ( &quot;une victoire pour les anti-CPE&quot;, par exemple, dans &lt;u&gt;Le Monde&lt;/u&gt;)&lt;br /&gt; Dans les médias américains, des photos de casseurs en action, de feux de poubelles, d'un homme couché à terre le nez en sang. Les titres contenaient tous le mot &quot;&lt;i&gt;riot&lt;/i&gt;&quot; ( émeute) et les articles insistaient sur la violence et les destructions.&lt;br /&gt; Le journal &lt;u&gt;The Economist&lt;/u&gt; offre un article de plusieurs pages et met en couverture&amp;nbsp; le dessin d'un coq tricolore, sur un pied, et les yeux bandés, titré &quot;&lt;i&gt;France faces future&lt;/i&gt;&quot; ( la France fait face au futur)&lt;br /&gt; L'article y présente les manifestants comme des conservateurs s'élevant contre toute tentative de changement, et mentionne les difficultés du gouvernement Villepin&amp;nbsp; (en l'occurence) à faire passer ses mesures ou à instiller un quelconque changement. Partial? oui, sans doute. Mais il y a plusieurs sons de cloche ici aussi :en&amp;nbsp; faisant nos courses chez Tradder Joe's, une dame, nous entendant parler francais, nous a interpellés dans la langue de Molière en disant &quot;&lt;i&gt;oh, vous êtes français ! Je serais fière d'être française en ce moment, avec ce qui se passe chez vous&lt;/i&gt; &quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais rassurons nous, il reste un peu d'universalité dans ce monde de brute : la version américaine de Marie-Claire propose les mêmes marroniers que son homologue français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 
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<title>Mieux vaut tard que jamais !</title>
<link>http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/04/04/mieux-vaud-tard-que-jamais.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Eurydice)</author>
<category>Voyage</category>
<pubDate>Tue, 04 Apr 2006 01:10:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Le voici enfin livré, avec du retard et donc légèrement décallé chronologiquement, mon récit du Week-end post St Patrick à New York.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Start spreading the news&lt;br /&gt; I'm leaving today&lt;br /&gt; I want to be a part of it, New York, New York&lt;br /&gt; la la la la la ....&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3 jours a New York ! J'en reviens avec des ampoules aux pieds à la mesure de la ville, mais aussi avec des souvenirs plein la tête -ou plutôt, je n'en reviens pas, sur plusieurs points.&lt;br /&gt; D'abord, New York est une ville invivable, je pense que je ne pourrai jamais habiter un endroit pareil . Mais il y a tellement de choses à voir, à faire faire....c'est un terrain de jeu magnifique pour des vacances.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;1er jour :&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; Nous rallions NYC par le &quot; bus chinois &quot; : une compagnie chinoise, avec un chauffeur chinois, qui relie le quartier chinois de Boston au quartier chinois de New York en 4 heures, d'ou le nom de &quot;bus chinois&quot;.&lt;br /&gt; Après s'être levés à 5 heures pour prendre le bus de 8h, après avoir fait l'étape reglementaire dans un coin paumé du Connecticut dans un fast food &lt;i&gt;Roy Rogers&lt;/i&gt; (du nom d'un acteur de western reconverti), nous arrivons à NYC vers midi. Nous débarquons en plein Chinatown, presque sous le panneau &quot;&lt;i&gt;Welcome in Manhattan&lt;/i&gt;&quot;. Dépaysement garanti, avec la foule grouillante, les panneaux écrits en chinois, les plans bilingues, les boutiques de pacotille et de produits asiatiques...Grace au &lt;i&gt;Frommer's&lt;/i&gt; (guide touristique dont nous ne nous séparons pas), nous trouvons un endroit correct pour manger, puis direction le métro pour regagner l'auberge de jeunesse. Hum... globalement, il y a là deux sortes de gens : ceux qui sont pressés, et ceux qui sont perdus... Les 1ers sont les vrais new-yorkais, les 2e, les pauvres touristes comme nous, avec notre valise, notre plan et notre air perplexe. Evidement, nous sommes le week-end, les lignes ne circulent pas de la même manière et les arrêts sont modifiés. Pourquoi faire simple....Heureusement, les employés du métro sont sympa et nous expliquent les subtilités du trafic sub-urbain .&lt;br /&gt; L'auberge, joliment dénomée &quot;Jazz on the park &quot; se situe 103e rue / central park west : autant dire qu'elle est mitoyenne avec le parc. Le coin est sympa, le bâtiment principal de l'auberge aussi, par contre l'annexe où est la chambre, beaucoup moins. Décevant, mais bon, nous ne sommes pas à NYC pour dormir !&lt;br /&gt; Une fois les valises posées, j'entreprend d'éplucher la grosse liasse de prospectus collectée dans le hall d'entrée de l'auberge: musées, attraction, concerts, curiosités en tout genres...Evidemment, mon oeil est attiré par le chapitre opéra&quot;. Ce samedi soir, le Metropolitan Opera propose &lt;i&gt;La Force du Destin&lt;/i&gt; , et le New York Opera, &lt;i&gt;la Boheme&lt;/i&gt;... Je risque un &quot; tu crois qu'on pourrait encore avoir des places ?&quot;, persuadée qu'il n'y en aura plus et/ou a un prix prohibitif. Comptant sur notre bonne étoile, nous voila repartis, à l'aventure, vers le Lincoln Center où se trouvent les opéras en question.&lt;br /&gt; Nous arrivons place Leonard Bernstein.... Trois entrées autours d'une grande fontaine : le Met, en face, à gauche le New-York Opera, à droite la salle réservée à l'orchestre symphonique. Nous hésitons encore entre les 2 oeuvres quand je croise un monsieur qui attend devant l'entrée du Met, 2 billets a la main : c'est un abonné qui ne peut pas assiter à la representation et cherche a vendre ses billets. L'affaire est faite, nous irons écouter Verdi !&lt;br /&gt; Une soiree opéra au Met... Je n'aurais osé en rêver....Nous nous retrouvons perchés au poulailler ( ici on dit &quot; &lt;i&gt;family circle&lt;/i&gt;&quot;) c'est TRES haut, j'ai le vertige mais aucune importance, je suis au Met !&lt;br /&gt; La soprano Deborah Voigt incarne une émouvante Leonora. Son timbre est dense et rayonnant, jamais elle ne donne l'impression d'effort ou de difficulté, toutes les notes passent avec aisance, graves ou très hautes, elles sont toujours rondes et nourries. Elle nous fait même verser une larme en chantant la prière du dernier acte: &lt;i&gt;O dio, pace, pace ...&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Nous flanons un peu dans les étages. Le sol est couvert d'une moquette rouge moelleuse, et des vitrines exposent des costumes de précédents opéras : une robe de Traviata, une autre de Manon, à l'étage en dessous les costumes de Samson et Dalila. Des lustres de cristal impressionnants, ressemblant à des amas d'etoiles, éclairent les halls et la salle. On peut croiser des messieurs en costume , des dames en robe longue, comme d'autres vetus plus simplement. L'ambiance a quelque chose de magique.&lt;br /&gt; Au sortir de l'opéra, nous nous arrêtons dans un boui-boui sur Broadway pour manger un kebab (ça s'appelle le mélange des cultures !) et rentrons nous coucher.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;u&gt;&lt;i&gt;2e jour&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; C'est dimanche. Nous émergeons trop tard pour profiter du petit dejeuner offert par l'auberge. Tant pis. Aujourd'hui, ce sera le Metropolitan Museum, juste en face, c'est a dire pile de l'autre cote de Central Park. Au cours de notre traversée, nous essayons de repérer un des fameux vendeurs de hot-dog ( tels de decrits dans &lt;i&gt;The Producers&lt;/i&gt; de Mel Broocks) mais, soit il sont disparu soit ce n'est pas la saison, nous n'en trouvons point. Central Park est désert, les arbres sont nus, cela n'a pas grand interet. Seul detail amusant, un panneau qui vous propose 2 moyens d'avoir son nom dans Central park : adopter un banc ou un arbre. J'hésite !&lt;br /&gt; Nous finissons par trouver LE vendeur de hot-dog attendu, a la sortie du parc. Il est environ 13 heures.&lt;br /&gt; Nous nous balladons sur la 5e avenue, dénommée également &quot;&lt;i&gt;museum mile&quot;&lt;/i&gt;, qui nous amène au Met, en passant devant le &lt;i&gt;Guggenheim&lt;/i&gt; , le &lt;i&gt;Jewish Museum&lt;/i&gt; (façade neo-gothique, proposant une expo sur Sarah Bernahrdt), une église étrange avec une grande rosace et des tours comme inachevées, toutes courtes, contrastant avec l'aspect momumental et déraisonnablement vertical des autres bâtiments.&lt;br /&gt; Le Met est de ces musées dans lesquels il faudrait se faire enfermer 10 jours consécutifs pour espérer en faire le tour. Et il n'y a &lt;i&gt;que&lt;/i&gt; des belles choses. Cet été, lors de notre 1er visite, nous avions privilégié le département &quot;art européen et peinture européenne du 19 siècle.&quot; Van Gogh, Moreau, Monet, etc... Toutes ces toiles vues 100 fois en repro et pourtant qui vous décoiffent immancablement la rétine quand vous vous retrouvez face à elles en vrai.&lt;br /&gt; Cette fois ci, nous choississons principalement l'art médiéval, l'art nouveau, et la sculpture européenne. Là aussi, un amoncellement de merveilles. Nous passons aussi par une galerie de peintres americains, dont Singer Sargent et Chase, qui propose un saississant portrait d'une femme en noir dont les yeux vous fixent où que vous vous situiez par rapport a la toile.&lt;br /&gt; Hélas le musée ferme tôt ( vers 17h 30 ) et après avoir passé près de 3 heures dans ses dédales, il faut en partir.&lt;br /&gt; Nous avons RdV avec un couple d'amis, Perry et Calista, quelquepart sur Astor Square, donc nous voila repartis dans le métro. Nous nous retrouvons dans une librairie et ils nous enmenent dans un endroit introuvable spontanément, un bar chic dans l'arrière-salle d'un resto japonnais, dans une rue dont j'ai oublié le nom. Le bar s'appelle &lt;i&gt;Angel's share&lt;/i&gt; ( la part des anges) et propose des cocktails inédits en plus de la carte classique. Chacun des coktails porte le nom d'un morceau de jazz bien connu, de &lt;i&gt;Kind of Blue&lt;/i&gt; à &lt;i&gt;Sophisticated Lady&lt;/i&gt;, en passant par &lt;i&gt;Moments Notice&lt;/i&gt;. Pour moi, ce sera un &lt;i&gt;Love Supreme&lt;/i&gt; (forcement!), délicieux mélange de rhum, champagne, framboise et citron, le tout sur glace pilée et décoré de feuilles de menthe et d'une cerise amarena. Tout cela est fait avec art, les barmen préparent les breuvages avec aplication et en suivant un cérémonial bien précis. Ils versent la boisson du shaker dans votre verre devant vous, dans un mouvement sûr qui ne doit rien au hasard. Le champagne est ajouté après tout le reste, cela fait comme une effervescence dans le verre au contact de la glace et des autres ingrédients. Tout un rituel. Au dessus du bar, une peinture représente des angelots vaguement inspires de Michel Ange au milieux desquel se tient un diablotin aux traits franchement asiatiques -le bar est tenu par des japonais.&lt;br /&gt; Le cocktail était délicieux, mais je me suis sincèrement demandé comment j'allais reussir à me lever du fauteuil après l'avoir bu. Pour mémoire, bien qu'étant repus pour la journée de nouritures spirituelles et artistiques, nous n'avions rien dans l'estomac depuis le matin, et nous avions parcouru plusieurs kilometres a pied.&lt;br /&gt; Fort heureusement, j'arrive à garder une certaine dignité et ne loupe aucune marche en descendant les escaliers qui ramènent à la rue.&lt;br /&gt; Là, nous décidons de nous mettre en quête d'un certain restaurant japonnais, expérimenté lors de notre précédent séjour. Il est dans le quartier de l'Empire State Building, voila qui promet encore une belle ballade. Mais le métro, ras le bol, et Manhattan by night, c'est joli.&lt;br /&gt; Sur la route, nous nous arrêtons chez un bouquiniste, admirons quelques vitrines, remarquons que l' Empire State Building est éclairé en vert cette fois ci (parade de la saint patrick oblige ?), croisons un buiding triangulaire qui, selon l'angle de vue donne l'impression d'être plat (une facétie d'architecte). Et quand nous arrivons au resto, celui-ci est à 30 minutes de la fermeture, et ne sert plus. Solution de repli obligatoire, et il n'est pas si aisé de trouver un resto qui accepte de vous servir un dimanche soir à 22h. Par chance, nous échappons au kekab sur Broadway grâce a un grill coréen ouvert 24h/24h.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;u&gt;3e jour.&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Nous sommes lundi, c'est notre dernier jour ici. En raison de l'obligation de libérer la chambre à 11heures, nous arrivons à nous lever à temps pour le petit-dejeuner. Passage par les salles de bain communes à l'étage, juste le temps de s'apercevoir qu'il n'y a pas seulement de la moisissure plein le rideau de douche, mais aussi un nombre impressionnant de poils en tous genre dans le bac à douche lui-même. Hum...&lt;br /&gt; Un des objectifs du jour est de visiter le musée Guggenheim, et avant cela, de se rendre dans un troquet recommandé par des connaissances, qui parait-il propose LE meilleur burger végétarien de tout NYC. Détail : il se trouve a Brooklyn. Et hop, 45 min de métro, presque autant de marche, pour arriver au dit fast food, &lt;i&gt;Schnäck&lt;/i&gt;. La déco est volontairement kitch, la bouffe est bonne mais pas de là à valoir un tel detour. Le côté positif est que cela nous aura fait orienter notre ballade en dehors de Manhattan. Brooklyn fait quartier populaire, avec ses façades colorées, ses commerces cheap et ses petits immeubles. Autre expérimentation touristique : le taxi -tant pis pour le folklore, ce ne sera pas un yellow cab. Celui nous emmène néanmoins au musée en 30 minutes, avec en prime une vue imprenable sur la ville.&lt;br /&gt; Le Gug' est bâti comme un grand coquillage, une spirale autours de laquelle se distribuent les salles. De taille plus modeste que le Met, on peut en faire tranquillement le tour en 2 heures. L'expo actuelle est consacrée au sculpteur David Smith, que je ne connaissais pas. Je retiens essentiellement les toiles de Kandinsky, et encore une fois, celles de Van Gogh, ainsi que l'architecture du musée elle-même. Je n'y connais rien en art contemporain, et les tableaux monochromes ou associant 2 ou 3 tâches de couleur sur une toile me parlent en général assez peu.&lt;br /&gt; En août, nous avions visité le MoMA, et j'avais eu la même impression : celle d'être très contente d'avoir pu voir tout ça, mais sans ce petit quelque chose en plus qui fait que je pourrais retourner au Met tous les week end sans m'en lasser.&lt;br /&gt; En sortant, nous retraversons encore une fois Cental Park pour récuperer nos bagages à la consigne de l'auberge, puis de nouveau le métro direction Chinatown.&lt;br /&gt; Le temps de rejoindre un autre ami, Patrick, de partager avec lui un repas dans un resto vietnamien, il est l'heure de reprendre le bus de 21h pour rentrer. 4 heures plus tard, après l'arrêt règlementaire à mi-chemin dans le même fast food du Connecticut, nous sommes de retour à la maison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;Les Sites&lt;/u&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.metoperafamily.org/metopera/home.aspx (Metropolitan Opera)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.metmuseum.org/&amp;nbsp; (Metropolitan Museum)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.guggenheim.org/ (Musée Guggenheim)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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