Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2012

Paris, 3e jour

Pour le 3e jour, option musée également, avec cette fois le musée Carnavalet. Musée de l’histoire de Paris, gratuit (ce qui n’est pas un défaut !) et situé en plein cœur du Marais. Cela nous offre l’occasion d’explorer une partie de ce quartier que nous n’avions pas vue la dernière fois, notamment à cause de la pluie. Surprise, le quartier est étonnamment calme, boutiques fermées et peu de monde dans les rues. C’est en passant devant la synagogue et en entendant chanter dedans que nous réalisons : «  ah oui, c’est shabbat ! Normal que tout soit fermé !». Nous continuons à nous balader dans les environs du musée, d’hôtel particulier en petit parc, notamment le square Auguste Caïn, avec ses rosiers et ses vestiges. Nous nous y posons un instant, entre un jogger et une dame faisant ses exercices de tai-chi.

Le musée ouvre à 10 heures, là aussi nous laissons vestes et sacs au vestiaire mais cette fois les photos sont permises.

La visite débute avec une très pittoresque collection d’enseignes, puis se continue avec des collections très diversifiées racontant l’histoire de Paris. Les regroupements se font par époque, de l’antiquité jusqu’à la révolution. On y trouve du mobilier (et même une merveilleuse salle Mucha), des tableaux, des curiosités (comme de ravissantes guillotines miniatures en os……). Bref, une visite tout sauf monotone, là aussi dans un cadre intéressant puisqu’il s’agit d’un hôtel particulier Renaissance. Ce voyage dans le temps aura bien duré 3 heures et encore, si j’ai pris un peu de temps pour profiter des jardins quand ils étaient encore déserts, nous ne nous sommes pas attardés dans la partie antique.

A la sortie du musée, notre idée d’aller nous restaurer d’un fallafel semblait être bien compromise car l’établissement que où nous pensions aller est fermé, shabbat oblige, comme la majorité du quartier ! Heureusement, il y a toujours un concurrent qui reste ouvert quand les autres ne le sont pas histoire de récupérer la clientèle, et c’est le cas avec « chez Hanna ». L’occasion donc faire un comparatif avec l’As du fallafel de l’avant-veille !! (C’est d’ailleurs l’As qui remporte le match question nourriture, même si Hanna offre un cadre plus agréable et moins bruyant).

 

Pour l’après midi, nous faisons route vers saint Denis pour visiter la basilique et ses célèbres gisants. Nous embarquons donc dans le métro station St Paul pour ressortir au bout de la ligne 13 à St Denis. Changement d’ambiance, après le Marais cossu, le quartier plus que populaire de St Denis… je me crois revenue dans les quartiers nord de Marseille pour un instant ! La basilique n’est pas loin du métro, il suffit de contourner un bouquet d’immeubles pour la trouver. C’est samedi et un mariage s’apprête à rentrer dans la mairie toute proche, la météo hésite entre gris et pluie.

Nous entrons dans l’église et commençons par un tour de la nef.  Pour accéder au chœur et aux gisants, il faut payer ! La visite guidée vient juste de commencer et nous essayons de l’accrocher en route, mais le groupe est trop touffu et on ne peut pas à la fois regarder et écouter correctement. J’abandonne donc la guide pour mener mon safari photo de façon autonome de vitrail en cénotaphe. Pas évident à capturer mais intéressant, avec une ambiance un peu étrange due à la multiplicité des statues, orants, gisants ou transis. Je ne m’attendais pas à trouver des représentations des monarques nus sur leur lits de mort, corps maigres et cheveux défaits, par opposition aux représentations idéalisées des orants, elles habillées et portant les symboles du pouvoir. Dans la crypte, l’ampoule avec le cœur (un truc tout sec et tout gris) attire beaucoup du curieux, en témoignent les flashs qui crépitent en masse, mais je ne suis pas très fan de reliques.

Nous ressortons de la visite sous la pluie, le mariage a plié bagage en laissant derrière lui les confettis en forme de cœur collés au sol. C’est un étrange tour de l’histoire que la nécropole des rois, avec tout ce qu’elle a représenté,  se trouve aujourd’hui dans un tel quartier … et bravo au concepteur du site internet de l’office de tourisme qui réussirait à nous faire croire que la basilique est aussi bien située que notre dame de paris.

 

Nous remontons dans le métro et filons jusqu’à l’autre bout de la ligne 13, pour aller voir la tour Eiffel. Le temps ne s’est pas arrangé et c’est sous le parapluie que nous remontons le champ de Mars pour arriver au pied de la dame de fer. Les ascenseurs sont en panne –sauf un, mais cela ne décourage aps les courageux de monter. Vu le ciel plombé je me demande quelle vue ils peuvent bien avoir d’en haut (celle de l’intérieur du nuage assis sur Paris ?). Mon idée initiale était de trouver un coin pour passer la soirée dans le secteur mais la pluie et surtout l’abominable mal aux pieds qui me tient à nouveau compagnie m’en dissuadent. Nous nous mettons donc en quête d’une station qui nous ramène l’hôtel : la plus proche est quai Branly, à côté du centre culturel japonais. J’avoue avoir peu gouté la ballade, effectuée d’avantage sur le mode du «  je me traine en geignant » que du « je gambade en appréciant le panorama », ma seule envie étant de rentrer à l’hôtel, d’enlever mes baskets et de prendre une douche.

Au moins aurons-nous évité pour rentrer la foule dans le RER et aurons gagné un peu de tranquillité pour récupérer, fut-ce au prix d’un samedi soir au Pizza Paï de Val de Fontenay !