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  • 8 mars

    Comme chaque année, le 8 mars, s'agissant de la "journée de lutte pour les droits des femmes", on a droit au raccourci "journée de la femme" ce qui est agaçant en soi. "La femme" étant donc une espèce à part, comme le cheval ou le ragondin, avec sa bien-connue nature douce et maternelle.

    Et cela s'assortit tout un tas de communications, allant de la promo sur les soutien-gorge aux mèmes et citations diverses sur la "beauté de la femme".
    A côté de cela, sur beaucoup de sites/pages consacré à a photo, on trouve pour l'occasion une série de portrait de nanas, plus ou moins sexy mais toujours dans une mise en scène esthétisante sensée rendre hommage à l'espèce sus-nommée, la femme.

    Et ça aussi, ça m'agace.

    Parce que sous le prétexte de "rendre hommage", de "valoriser", on rappelle sans équivoque que la 1er chose que notre société demande à une femme, c'est d'être décorative. D'être belle selon les standards de son époque -en l’occurrence, jeune, mince, lisse de peau et de cheveux, parce qu'il ne faut pas déroger de trop à la sacro-sainte norme.
    Parce qu'on objectifie là où faudrait de la liberté, qu'on relaie le injonctions sociales perpétuelles à l'adresse des femmes, là ou il faudrait rappeler qu'un pas de coté face à ces modèles est possible.
    Parce qu’il n'y a pas "la femme" mais "des femmes", des individus aussi divers que possibles dans leur physique, leur mental et leurs aspirations.

    Et que tout cela nous montre que le chemin vers l'égalité est encore long.

  • vendredi 13

    La solidarité. C'est ce que je voudrais retenir et le bout de la lorgnette que je voudrais prendre, pour parler de l'horreur qui vient encore de se produire.

    Penser d'avantage à ceux qui ont ouvert leur porte à des inconnus pour offrir un abri, à ceux qui courrent aux hopitaux donner leur sang, qu'à ceux qui sont à l'origine du massacre.

    Penser qu'il faut de la beauté, de l'humanité et de l'art pour faire face à la barbarie, qu'il faut vivre et aller de l'avant, qu'il ne fait pas leur offrir le luxe de notre peur.

    Que la haine ne doit pas être notre réponse à leur haine, sous peine de se rabaisser au même niveau .

     

    Quand Charlie a été attaqué en début d'année, j'étais dans l'effarement qu'on puisse s'en prendre, en France, à un journal, à la liberté d'expression . Aujourd'hui, ce meme effarement : des attentats suicides, ici , en France ? Et pourtant on en entend tous les jours ou presque, des episodes de ce type, un peu partout dans le monde . Mais c'est loin, c'est presque abstrait, alors que là, c'est arrivé sur notre sol- le cynique principe du mort-kilometre, sans doute.

     

    Mais, contrairement à la période des attentats contre Charlie, j'ai fait le choix de me couper des médias. J'avais trop laissé tourner la télévision, la radio, je m'étais trouvée noyée sous ce flot anxiogène. Cette fois je ne veux pas voir tourner en boucle les images des victimes, entendre les récupérations politiques, les commentaires, les amalgames. J'irai acheter un ou deux journaux, demain, je piquerai sur le net ce dont j'ai besoin pour comprendre, mais je ne veux pas offrir d'écoute au sensationalisme, au pathos à outrance ou à la surenchère .

    Par contre, j'ai tout un stock de photos de Paris, prises lors de mes différents séjours, qui dort sur mon disque dur : je pense que le temps est venu de m'en occuper .

     

  • Roma caput mundi*

    Tous les chemins y mènent, parait-il : ce fut en tout cas notre destination de cette année pour le printemps. Rome ! J’avais un très vague souvenir de cette ville, visitée gamine avec mes parents, et pas forcément un très bon : à vrai dire il me restait peu d’éléments en mémoire à part la circulation, les forêts d’antenne TV, le baldaquin de marbre du maître autel de la basilique st Pierre et les quartiers de noix de coco vendus dans la rue. Coté baldaquin, noix de coco et circulation, les choses n’ont guère changé, par contre au rayon des nuisances « modernes », on peut ajouter les vendeurs ambulants de rose, carrément envahissants et la prolifération des perches à selfie au bout duquel on trouve toujours, soit un vendeur ambulant, soit un touriste en mode tartinage d’ego. Horripilant. Mais mis à part ça, Rome ne manque pas de charme et nous en avons pris plein les mirettes et les papilles : 7 églises, 1 musée, 3 sites antiques, une moyenne de 13 kms à pieds par jour, 1 cimetière, des places et des fontaines, des curés et des bonnes soeurs ; et pour les nourritures terrestres, des pâtes et des panini porchetta, des focaccia et des cassatine, des gelati et des carciofi,… Que du bon !

    Quelques inquiétudes néanmoins avant le départ, entre l’incendie du terminal 3 à Fiumicino, et ma carte d’identité qui arrivait à échéance –prolongée de 5 ans par une nouvelle loi mais sans garantie qu’elle soit acceptée à l’aéroport. Mais au final tout s’est très bien passé, avec le seul défaut de genre de destinations : ce petit sentiment de frustration de laisser derrière soi plus d’endroits remarquables que ce qu’on a pu en visiter.

     

    *oui, à l’heure ou l’enseignement des langues anciennes est remis en question, je m’offre mon petit acte militant et me fais plaisir avec un titre de post en latin !