11.05.2012
Paris au mois de mai
Histoire de nous changer un peu les idées entre boulot et travaux, j’ai décidé de nous offrir un « petit » weekend prolongé à paris à l’occasion du pont de l’Ascension. Des lustres que je ne suis plus « montée » à la capitale, 7 ou 8 ans au moins ! A l’époque, grâce à un couple d’amis qui avaient la gentillesse de m’héberger, j’avais eu l’occasion de m’y rendre assez régulièrement, ce qui m’avait permis entre autre de visiter les très belles expos sur Klimt et sur la Mélancolie, organisées au Grand Palais en 2005 et 2006. J’avais bien dû y faire aussi moi-même une escapade sentimentale vers ces années-là, plus les quelques rendez-vous avec le petit monde goth parisien… Depuis, l’ami en question a pris ses quartiers d’éternité au Père Lachaise et je n’ai plus eu d’occasion de faire le voyage. Voilà qui sera corrigé bientôt !
Je me suis donc adonnée à un de mes loisirs favoris : la logistique touristique ! Réserver un train (tiens, la SNCF a un nouveau processus pour sécuriser le paiement en ligne), un hôtel (parmi les « bonnes adresses » de monsieur quand il part en déplacement à Paris : prix raisonnable mais loin du centre, on ne peut pas tout avoir), sélectionner les activités et les lieux de visite (le plus difficile en l’occurrence étant de choisir), tout en essayant de rationaliser les déplacements pour éviter de passer nos journées dans le métro… Il y a de nombreux endroits que j’ai envie de revoir, comme la sainte Chapelle (souvenir d’un requiem de Mozart au milieu des vitraux ….) et le musée d’Orsay, les classiques de type tour Eiffel, Notre Dame de Paris, et puis aussi le musée Carnavalet, la basilique de st Denis, le Marais, l’ile st Louis et celle de la Cité, les quais de Seine…
J’apprends ainsi qu’on ne peut pas réserver de billets « coupe file » pour les musées à tarif réduit (en gros, on a le choix entre payer plein pot pour gagner du temps ou poireauter pour économiser….), mais que les consignes de la gare de Lyon sont ouvertes. En réalité, je n’avais pas réfléchi à ce détail : que faire des valises entre le check-out de l’hôtel et le train du retour à 15h ? Reflexe de ceux-qui-partent-en-vacance-en-voiture et qui donc n’ont pas à se poser ce genre de question d’habitude… D’ailleurs, je me demande bien quand je vais trouver le temps de faire la valise, vu que ce week end est plein comme un œuf et que mes soirées de début de semaine sont elles aussi bien occupées !
Ayant constaté lors de séjours précédents que la batterie de mon APN était quelque peu capricieuse, j’ai décidé d’acheter une batterie de rechange accompagnée de son chargeur – dès fois que je loupe la photo du siècle pour cause d’appareil à plat …. J’ai donc commandé ça fin avril sur un site dénommé « France batterie » et ne voyant toujours rien venir, j’ai appris en relançant que la chose avait été postée à Singapour et qu’elle était transportée par la Sweden Post … Mon colis doit donc à l’heure actuelle entre quelque part entre la muraille de Chine et Stockholm, peu de chance que je l’aie à temps pour le séjour…reste donc à croiser les doigts, au mieux pour que le génie de la poste dépose mon colis dans ma boite avant mercredi, soit pour que mon Nikon tienne la charge .
Nous sautons donc dans le train mercredi après le boulot, guide du routard en poche et appareil photo en bandoulière, pour 4 jours de ballades –sous le soleil j’espère !
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10.05.2012
le jour C
C, comme cuisine, bien sûr ! Apres une Nième visite chez Ikea (j’ai un peu l’impression d’y habiter, à force de m’y rendre tous les 10 jours …) j’ai le devis qui devrait me permettre, samedi, de repartir avec mes petits cartons sous le bras. Le 8 mai (victoire ?) nous nous rendons donc chez le suédois pour faire adapter le devis que nous avions fait lors de notre précédente visite : à peu près la même chose, mais une armoire-frigo plus grande avec un petit rangement supplémentaire et qui nous permettrait de créer un espace plus grand entre le plan de travail et les éléments hauts, pas de plan de travail ni robinetterie (on les prendra ailleurs), des poignées différentes. Heureusement que nous n’avions pas choisi ce jour-là pour dresser le plan, car le logiciel était en panne « pour une durée indéterminée » : on nous a donc gentiment proposé des gommettes à la place (ah, les gommettes ! ça me rajeunit !!). Nous avons poliment décliné l’offre en exhibant le plan fait précédemment et une dame avec de jolies lunettes est venue faire la modification du devis. Après cela, pour être bien surs de notre choix ( à force d’entendre monsieur dire que le revêtement bouleau était trop rose et qu’on allait se retrouver avec la cuisine de Barbie, ça m’a fichu le doute ) nous avons subrepticement démonté un bout du modèle d’expo afin de le rapprocher d’une fenêtre, histoire de voir ce que donnait le revêtement à la lumière du jour (ou du moins, à ce qui s’en rapproche le plus, compte tenu des filtres bleus et de la crasse qui recouvrent les vitres du magasin) .
Finalement, en y repensant, il faudra samedi encore apporter des modifications : revenir à l’armoire-frigo choisie précédemment ( il s’avère que la plus grande ne s’adapte pas au modèle de frigo que j’ai choisi, et que du coup la petite étagère sensée surplomber le frigo ne serait plus accessible de manière indépendante) ; revenir à un meuble sous évier en 60 cm ( le logiciel tenait absolument à ce qu’on prenne un meuble sous évier en 50 cm + 1 fileur de 10 cm … va comprendre la logique suédoise !!) avec son symétrique suspendu de 60 cm également et non pas 50 + 10 ( même logique suédoise). D’ici qu’on décide encore de changer le modèle de poignées il n’y a qu’un pas : pour l’instant on a opté pour des poignées assez grandes façon tringle cylindrique pour les éléments bas et des boutons ronds coordonnés pour les éléments hauts, dans l’idée de ne pas créer de surcharge visuelle ou d’effet de « barreaux » …
Ensuite, ce sera atelier manutention (j’espère que personne ne se fera de tour de rein et que les 13 colis rentreront sans encombre dans le camion paternel) et atelier montage, ce qui ne manquera pas de réserver de bons moments je pense … Sans compter qu’il me reste encore à résoudre l’énigme de la crédence (non, je n’ai toujours pas d’idée, et pourtant ce n’est pas faute de réfléchir !) Il me reste donc à espérer que l’illumination se fasse une fois la cuisine posée !
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10.04.2012
Le lundi, c'est tapisserie
A défaut de chercher les œufs en chocolat dans le jardin (ceux-ci nous attendaient sagement et joliment enrubannés sur la table du déjeuner familial dominical et pascal), nous avons mis à profit notre lundi férié pour aller mettre la main à la pâte dans les travaux.
En l’occurrence il s’est agi de détapisser la cuisine. Fastoche, à première vue, puisque une fois dégagés les meubles, le vieux chauffe-eau à gaz et un certain nombre de tuyaux, il restait une surface somme toute modeste à détapisser. C’était sans compter que cette surface modeste comportait 3 couches de tapisserie. La première, celle posée (comme un cochon) par mon ex suite à une catastrophe (explosion de cafetière) causée par ses amis. La deuxième, posée par l’ancienne propriétaire, jaune poussin mouchetée de brun du sol au plafond suite à ladite explosion de cafetière. Et la troisième, dont je ne saurais dire la couleur parce qu’elle était intégralement repeinte à la peinture A L’HUILE … (donc imperméable à l’eau, la bonne blague). Autant dire que cela n’a pas été exactement une partie de plaisir, on a bien dû passer 3 heures pour nettoyer un mur et demi. J’ai eu quelques sueurs en pensant que j’avais moi-même passé une couche de peinture blanche sur la tapisserie moche vintage de mes WC et donc qu’on allait devoir recommencer ce cirque d’ici peu – heureusement il me semble bien qu’il s’agit d’acrylique (un fond de peinture pour plafond…) donc on ne devrait pas être confrontés au même problème. Ouf !
Ce qui est rigolo c’est que chaque étape de « déshabillage » révèle l’histoire du lieu et les gouts plus ou moins sûrs des différents occupants. Par exemple en enlevant la tapisserie du salon il y a 3 ans on avait découvert que les murs en avaient jadis été peints en jaune et en bleu marine. On a aussi découvert en démontant un vieux convecteur dans le hall d’entrée que celui-ci avait été repeint –comme la cuisine, en peinture à l’huile coquille d’œuf sur tapisserie. Comme le peintre de l’époque avait soigneusement peint autours du convecteur, on a constaté en enlevant celui-ci que la tapisserie du hall était la même que celle des WC, donc soit les occupants de l’époque avaient un curieux sens du coordonné, soit ils avaient trouvé utile de recycler le rabiot (y a pas de petites économies, hein, surtout avec un aussi beau papier peint…). En tout cas ils étaient conservateurs car le placard contenait tout un stock de rouleaux de tapisserie, à mon avis un échantillonnage de tout ce qui avait été fait depuis 20 ou 25 ans dans l’appart. De quoi faire de jolis avant-après, style relooking de l’extrême.
C’est d’ailleurs dans cette idée que je passe tous les soirs chez moi faire des photos, et que je me suis « embêtée » à les monter sur des PowerPoint, par pièce et par ordre chronologique, datées, commentées et tout, histoire d’en garder un souvenir et de pouvoir les montrer à qui veut. Beau-papa et Belle-maman faisant partie de cette dernière catégorie, j’ai voulu leur montrer mes beaux PPT ce week end, ce qui m’a permis de constater que, dieu sait par quelle manipulation foireuse, j’ai perdu le trois quart des fichiers en question et des photos originales …. Il ne me reste plus qu’à trouver un moyen de les extirper de mon téléphone portable (nb : avec le câble ça ne marche pas, par mail c‘est loupé car j’ai bouffé tout mon forfait, et mon netbook n’a pas le bluetooth) et à recommencer tout le boulot !!
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