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marais

  • Paris, 3e jour

    Pour le 3e jour, option musée également, avec cette fois le musée Carnavalet. Musée de l’histoire de Paris, gratuit (ce qui n’est pas un défaut !) et situé en plein cœur du Marais. Cela nous offre l’occasion d’explorer une partie de ce quartier que nous n’avions pas vue la dernière fois, notamment à cause de la pluie. Surprise, le quartier est étonnamment calme, boutiques fermées et peu de monde dans les rues. C’est en passant devant la synagogue et en entendant chanter dedans que nous réalisons : «  ah oui, c’est shabbat ! Normal que tout soit fermé !». Nous continuons à nous balader dans les environs du musée, d’hôtel particulier en petit parc, notamment le square Auguste Caïn, avec ses rosiers et ses vestiges. Nous nous y posons un instant, entre un jogger et une dame faisant ses exercices de tai-chi.

    Le musée ouvre à 10 heures, là aussi nous laissons vestes et sacs au vestiaire mais cette fois les photos sont permises.

    La visite débute avec une très pittoresque collection d’enseignes, puis se continue avec des collections très diversifiées racontant l’histoire de Paris. Les regroupements se font par époque, de l’antiquité jusqu’à la révolution. On y trouve du mobilier (et même une merveilleuse salle Mucha), des tableaux, des curiosités (comme de ravissantes guillotines miniatures en os……). Bref, une visite tout sauf monotone, là aussi dans un cadre intéressant puisqu’il s’agit d’un hôtel particulier Renaissance. Ce voyage dans le temps aura bien duré 3 heures et encore, si j’ai pris un peu de temps pour profiter des jardins quand ils étaient encore déserts, nous ne nous sommes pas attardés dans la partie antique.

    A la sortie du musée, notre idée d’aller nous restaurer d’un fallafel semblait être bien compromise car l’établissement que où nous pensions aller est fermé, shabbat oblige, comme la majorité du quartier ! Heureusement, il y a toujours un concurrent qui reste ouvert quand les autres ne le sont pas histoire de récupérer la clientèle, et c’est le cas avec « chez Hanna ». L’occasion donc faire un comparatif avec l’As du fallafel de l’avant-veille !! (C’est d’ailleurs l’As qui remporte le match question nourriture, même si Hanna offre un cadre plus agréable et moins bruyant).

     

    Pour l’après midi, nous faisons route vers saint Denis pour visiter la basilique et ses célèbres gisants. Nous embarquons donc dans le métro station St Paul pour ressortir au bout de la ligne 13 à St Denis. Changement d’ambiance, après le Marais cossu, le quartier plus que populaire de St Denis… je me crois revenue dans les quartiers nord de Marseille pour un instant ! La basilique n’est pas loin du métro, il suffit de contourner un bouquet d’immeubles pour la trouver. C’est samedi et un mariage s’apprête à rentrer dans la mairie toute proche, la météo hésite entre gris et pluie.

    Nous entrons dans l’église et commençons par un tour de la nef.  Pour accéder au chœur et aux gisants, il faut payer ! La visite guidée vient juste de commencer et nous essayons de l’accrocher en route, mais le groupe est trop touffu et on ne peut pas à la fois regarder et écouter correctement. J’abandonne donc la guide pour mener mon safari photo de façon autonome de vitrail en cénotaphe. Pas évident à capturer mais intéressant, avec une ambiance un peu étrange due à la multiplicité des statues, orants, gisants ou transis. Je ne m’attendais pas à trouver des représentations des monarques nus sur leur lits de mort, corps maigres et cheveux défaits, par opposition aux représentations idéalisées des orants, elles habillées et portant les symboles du pouvoir. Dans la crypte, l’ampoule avec le cœur (un truc tout sec et tout gris) attire beaucoup du curieux, en témoignent les flashs qui crépitent en masse, mais je ne suis pas très fan de reliques.

    Nous ressortons de la visite sous la pluie, le mariage a plié bagage en laissant derrière lui les confettis en forme de cœur collés au sol. C’est un étrange tour de l’histoire que la nécropole des rois, avec tout ce qu’elle a représenté,  se trouve aujourd’hui dans un tel quartier … et bravo au concepteur du site internet de l’office de tourisme qui réussirait à nous faire croire que la basilique est aussi bien située que notre dame de paris.

     

    Nous remontons dans le métro et filons jusqu’à l’autre bout de la ligne 13, pour aller voir la tour Eiffel. Le temps ne s’est pas arrangé et c’est sous le parapluie que nous remontons le champ de Mars pour arriver au pied de la dame de fer. Les ascenseurs sont en panne –sauf un, mais cela ne décourage aps les courageux de monter. Vu le ciel plombé je me demande quelle vue ils peuvent bien avoir d’en haut (celle de l’intérieur du nuage assis sur Paris ?). Mon idée initiale était de trouver un coin pour passer la soirée dans le secteur mais la pluie et surtout l’abominable mal aux pieds qui me tient à nouveau compagnie m’en dissuadent. Nous nous mettons donc en quête d’une station qui nous ramène l’hôtel : la plus proche est quai Branly, à côté du centre culturel japonais. J’avoue avoir peu gouté la ballade, effectuée d’avantage sur le mode du «  je me traine en geignant » que du « je gambade en appréciant le panorama », ma seule envie étant de rentrer à l’hôtel, d’enlever mes baskets et de prendre une douche.

    Au moins aurons-nous évité pour rentrer la foule dans le RER et aurons gagné un peu de tranquillité pour récupérer, fut-ce au prix d’un samedi soir au Pizza Paï de Val de Fontenay !

     

  • Paris jour 1

    Paris ne s’est pas fait en un jour …. Et cela se vérifie en mode tourisme car bien que n’ayant pas chômé pendant notre séjour, nous n’avions eu qu’un aperçu partiel de la capitale.


    Nous sommes donc arrivés mercredi soir, avec 1h de retard suite à un problème de train –ce qui nous a valu la distribution des petites enveloppes « régularité » sur le quai de la gare de Lyon, mais aussi une arrivée à l’hôtel plus tardive que souhaitée. Première surprise, il y a du monde dans le RER en semaine à 10h du soir ! Je m’attendais à ce que ce soit désert mais non, pas du tout. Deuxième surprise, l’hôtel est juste à la sortie de la gare (plus près, les escalators déboucheraient directement dans le hall !) et les chambres sont super agréables. Un lit immense, des lumières tamisées, un plateau de bienvenue, bref, un excellent rapport qualité-prix !


    Pour notre première journée, jeudi, nous rejoignons l’ile de la cité. Première visite, la Sainte chapelle. Nous arrivons environ 15 minutes avant l’ouverture et il y a déjà du monde, heureusement la file avance vite une fois la billetterie ouverte. Nous évitons de la même façon la trop grande foule à l’intérieur, ce qui nous permet d’apprécier dans de bonnes conditions les dorures de la chapelle basse et les magnifiques vitraux de la chapelle haute. Nous accrochons en route une visite guidée, qui nous permet d’apprendre que 70% environ des vitraux sont des originaux du 13e siècle –comme ceux de Strasbourg, ils ont été démontés et entreposés à l’abri pendant la guerre pour se prémunir des éventuels bombardements. Campagne de restauration oblige, une partie des vitraux est bâchée, mais la grande rose reste visible et il y a assez de lumière dehors pour pouvoir en admirer les couleurs chatoyantes et les détails. C’est d’ailleurs assez impressionnant de plonger dans ce bain de bleu sitôt la dernière marche franchie du colimaçon qui monte de la chapelle basse, grands murs de verre que rien ou presque ne semble tenir.
    A la sortie de la Ste Chapelle, nous remontons à pieds direction la rue Saint Anne, dont des amis nous avaient ventés les restaurants japonais et leurs spécialités de ramen. Pour cela, nous empruntons les quais –dont le quai de la Mégisserie et ses marchands de fleurs qui font ressembler les trottoirs à des jardins botaniques, puis traversons la cours du Louvre. Rigolo de voir les touristes monter sur des plots (disposés à dessein ?) pour faire la fameuse photo je-tiens-la-pyramide-par-son-sommet, les vendeurs à la sauvette et leurs brochettes de Tour Eifel miniature. Le bâtiment en lui-même reste impressionnant par sa taille, avec sa ceinture de statues sur la façade. Nous passons aussi devant St Germain l’Auxerrois, en pleine messe de l’Ascension, donc on ne s’y attarde pas, juste le temps d’apprécier les statues et les diablotins sculptés sur la façade, et le beffroi gothique à baromètre.


    La rue Ste Anne abrite en effet tout une enfilade de restaurants japonais et coréens, certains tous petits, certains devant lesquels la file d’attente déborde largement sur le trottoir. Les gens patientent sagement dehors en attendant leur tour, heureusement il ne pleut pas ! Ayant envie de nous assoir rapidement, nous privilégions un établissement pas trop bondé, où on peut rentrer rapidement, et où on nous installe au comptoir : vue imprenable sur la fabrication des bols de ramen, avec les marmites de bouillon, les passoires à nouilles et les condiments. Expérience concluante, la soupe était très bonne et les gyosas, excellents. Par contre, les places sont chères et l’addition est apportée très promptement, ce qui n’incite pas à flemmarder à table. L’efficacité japonaise en action !


    Nous redescendons donc vers l’Ile de la Cité et Notre Dame, en métro cette fois histoire de gagner un peu de temps et de fatigue. Là aussi, une file d’attente assez impressionnante se déroule devant l’édifice, ce qui nous laisse le loisir d’en apprécier la façade. Il y a un salon de la boulangerie qui se tient sur le parvis, nous patientons au milieu des effluves de pain chaud et autres viennoiserie (heureusement le ventre plein, sous peine de supplice de tantale !). Nous finissons par entrer, et, comme dans mon souvenir, la cathédrale est bien plus belle à l’extérieur qu’à l’intérieur. Peut-être est-ce à cause de la foule qui y déambule et qui dénature un peu le lieu, mais je n’arrive pas à y trouver de charme particulier. Une expo temporaire sur Thérèse de Lisieux est installée au fond du déambulatoire, exposant sa petite vie et son étrange famille.
    Quand nous ressortons, le temps a fraichi et nous essuyons quelques gouttes de pluie – pas idéal pour photographier les célèbres gargouilles, mais heureusement l’averse ne dure pas. Nous traversons l’ile de la cité et l’ile saint louis pour rejoindre la place des Vosges et le Marais. L’ambiance du coin est bien agréable, entre boutiques de créateurs et hôtels particuliers. Nous abordons la place des Vosges sous une nouvelle averse, le temps de se poser au « Cap Horn », bar chilien de la rue Birague, dont le patron, lui-même chilien, est visiblement plus habitué à servir des mojitos que les chocolats chaud que nous commandons ! Les arcades de la place des Vosges nous permettent de nous balader au sec malgré la pluie, l’endroit est très agréable avec les terrasses, les galeries d’art et les beaux bâtiments qui l’entourent. L’averse terminée, nous quittons les arcades pour nous acheminer un peu plus au cœur du quartier du Marais. Petit dépaysement du côté de la rue Pavée et de la rue des Rosiers, le temps de passer devant la synagogue et de croiser de nombreux hommes en costume traditionnel, une librairie polonaise et quelques delicatessen spécialisés dans la cuisine juive. Les restaurants à spécialité succèdent aux boutiques de mode, ne manquant visiblement pas de clientèle – faire la queue dans la rue semble ici aussi une pratique commune, que ce soit pour obtenir une table ou juste un sandwich en take-away. Nous nous faisons alpaguer au passage par « l’as du fallafel » (se ventant bien sûr de faire les meilleurs de Paris !) qui fait de a retape dans la rue et sans trop comprendre comment nous nous retrouvons dans la file d’attente, un numéro à la main (comme à la sécu !) à attendre notre tour. Pas de regrets, les fallafels sont excellents, et l’endroit assez rigolo malgré un côté cantine un peu bruyante. Ici aussi, pas le temps de lambiner, et de toute façon la maison prévient qu'elle ne sert ni dessert ni café aux heures de pointe. Nous allons donc acheter une douceur à la concurrence, et rentrons manger nos gâteaux à l’hôtel : tant pis pour Paris by night !