06.08.2008

La tranquilité de la campagne n'est plus ce qu'elle était...

Samedi dernier, nous avions envie passer un week-end bucolique, avec déjeuner en terrasse, barbecue et vue sur la pinède. Nous investissons donc le studio de monsieur, délaissé il faut le dire pour 90% du temps au profit de mon chez-moi citadin.
Le studio en question se trouve dans une énorme maison perdue dans la campagne aixoise, il est flanqué de 2 studios identiques dont celui de gauche était, à notre dernière visite, inoccupé, et celui de droite, habité par un jeune couple d’ordinaire assez discret.
Sauf … Sauf que dans l’intervalle, ce studio vide a été loué à une demoiselle (qui s’avère, accessoirement, être l’employée de maison de la propriétaire.)
Sauf que ladite demoiselle a eu l’idée d’organiser une soirée entre amis précisément ce samedi là, de ces soirées un peu spéciale dont le nom populaire commence par « par » et finit par «touze ».
Et nous voilà donc condamnés à subir les « schtoing schtoing » du matelas, les bruits divers et variés type claques, ahanements, exclamations d’allégresse des participantes peu avares en décibels, commentaires salaces des participants version accent marseillais bien gras, et ce plusieurs heures durant ( voilà l’intérêt d’être nombreux : on peut se relayer pour faire c*** ses voisins plus longtemps…) Le tout bien sur en gardant toutes les fenêtres ouvertes, dès fois que les murs ne soient pas assez fins, et que nous ne soyons pas au courrant de l’intégralité de la séance (c’est vrai, quoi, notre culture générale aurait pu en pâtir).
Après quoi, ce petit monde s’est retrouvé sur la terrasse en conférence pour débriefer longuement de leurs exploits avec cette même discrétion et distinction que nous venions de leur découvrir. En effet, il aurait été dommage, vu de degré d’intimité désormais acquis, que nous ne puissions bénéficier aussi de leurs évaluations (et auto-évaluations) de la soirée et des différents membres.
Partageurs jusqu’au bout, ils ont tenu à nous rassurer sur leur sérieux en matière de prophylaxie en déposant leurs capotes usagées sur le sol de notre terrasse.
Nous aurions bien aimé les leur rendre, mais, évidement, les volets se sont fermés au petit matin et le sont restés toute la journée ensuite : gageons qu'ils avaient besoin de récupérer après toute cette gymnastique...

Malbouffe nostalgia

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L’Oncle Sam a fermé ses portes : scandale ! Où, sur Aix, va ton pouvoir désormais déguster des glaces Ben & Jerry et des pan cake au sirop d’érable ? Certes ce ne sont pas les glaciers qui manquent, il doit bien y en avoir 4 rien que sur le cours Mirabeau, mais aucun qui ne propose les amusants et savoureux parfums de Ben & Jerry. Loin de moi l’idée de faire un panégyrique de la gastronomie (ou de la junk food) américaine, mais cette marque de glace,je l'aime bien et j’y étais attachée par un peu de nostalgie me rappelant mon séjour outre Atlantique. Avec une mention spéciale pour la Cherry Garcia ( variante fort intéressante de la cerise amarena) et la Fossile Fuel (avec ses petits dinosaures en chocolat noir).

J’ai remarqué à ce sujet que le petit supermarché de mon quartier s’était enrichi de quelques rayons à vocation internationale : spécialités italiennes, méditerranéennes, et, depuis quelques temps, gourmandises made in USA : biscuits Oreo, mélasse Aunt Jemima , coockies Peperrigde Farm, chocolat Hershey's. Rien de très consommable si mon souvenir en est exact : les biscuits sont en simili chocolat fourrés d’une pâte blanche qui ressemble à du dentifrice, la mélasse est un sirop qui a sans doute vocation a remplacer le sirop d’érable de manière moins onéreuse.

J’attends avec impatience l’arrivée des Bush Beans, des tétra-packs d’œuf pré battus et des sodas à la salsepareille pour compléter ce petit musée des horreurs alimentaires.

A contrario, je militerais volontiers pour l’arrivée des bagles, du jus de cranberries et, surtout, pour l’installation d’un Starbucks Coffée sur Aix en Provence !!

19.05.2008

Citius, Altius, Fortius

Poursuivant ma découverte intrépide des ressources de ma salle de gym –pardon, de mon club de fitness, j’opte ce trimestre pour un nouveau cours : le body jam. Qu’est ce qui m’a pris, je ne sais pas, le printemps, les pollens qui montent à la tête…bref, me voilà sur les rangs pour une nouvelle expérience, faisant fi des souvenirs de la dernière tentative du genre en « body balance » et yogacrobaties.
1er constat, je suis à peu près la plus vieille du cours. Autour de moi se pressent fougueux éphèbes et jeunes gazelles, ça aurait du me mettre la puce à l’oreille.
2e constat, c’est pas tout à fait la musique que j’écouterais dans mon salon –mais ça je commence à avoir l’habite avec les autres cours, ça m’aidera à parfaire mon vernis culturel version djeuns. Déjà j’ai appris à distinguer Cascada de Carola, et j'ai découvert des remix de AC-DC et autres Bon Jovi. C’est un acquis en soi.
Les profs entrent en scène, le jeune homme tatoué est habillé en « caillera » avec baggy et casquette à l’envers, la demoiselle blonde tatouée, en sarouel blanc et brassière fluo. Au-delà des variations vestimentaires et capillaires, je remarque que le tatouage reste une valeur sure chez le prof de fitness.
Les débutants sont incités à se signaler, je lève une main timide.  On nous explique qu’il s’agit essentiellement de s’amuser et de « bouger sur la musique »: hip-hop, house, le tout saupoudré de R&B. En bref, nous avons pour objectif de bouger notre body just like Eminem dans la 1er partie du cours et  Beyoncé dans la seconde. Ah oui…quand même. Les djeuns autour, ça n’a pas l’air de leur poser problème, genre ils ont fait ça toute leur vie, et c'est là que tu sens un peu le fossé des générations.
La musique commence et le cours avec. Au début, il s’agit juste de répéter des mouvements les uns après les autres, rien de sorcier. Là ou ça se corse, c’est quand il faut les mettre ensemble.. –d'où une question récurrente « mais pourquoi je suis toujours à l’envers ? ». De quoi se sentir subitement en empathie avec le saumon qui tente de remonter le courant. Là où ça se corse un peu plus, c’est quand il faut sauter. Ah, sauter ! Quand on est un fougueux éphèbe ou une jeune gazelle, pas de problème. Au-delà on prend le risque de se pocher l’oeil avec un sein ou de se démettre un genoux, c’est moins drôle. J’apprends donc à squizzer l’air de rien cette partie de la chorégraphie, ce qui me permet de me retrouver calée à peu près sur le même timing que les autres, parce que, j’oubliais…ils font comment pour bouger aussi vite ???
Bon, le ridicule ne tue pas, fort heureusement pour moi. J’ai même droit à l’indulgence des profs et à l'indifférence des participants, ce qui m’arrange bien.
Au bout de 2-3 séances, je commence à mémoriser la choré, trop fière de bouger enfin en rythme et dans le bon sens…et c’est à ce moment là que je m'aperçois que les traîtres ont décidé de la modifier, leur foutue choré, en y intégrant des morceaux des anciennes-que-tout-le-monde-connaît-par-coeur, sauf moi bien sur…Prise d’un sérieux doute j’ai tenté de m’éclipser du cours mais je me suis fait rattraper par les bretelles et par la prof qui me lance un « non,non, tu connais le bodyjam maintenant, tu restes avec nous »  Ah? Vraiment? J'obtempère donc (comment résister à un avatar de Mia Frye, le poulpe en moins ?) et tente de me concentrer sur les nouveaux pas, mais, le temps que je comprenne de quoi il s'agissait, on était revenus sur un terrain connu -ouf !
Ce qui me console au final, c’est qu' à en juger par les commentaires que j’entends dans les vestiaires, on est tous logés à la même enseigne. Les profs, quant à eux, ne sont pas des malades de la performance : tant qu’on est un minimum investi et qu’on s’amuse, tout va bien.
Or, il se trouve qu'en fait, je trouve ça très rigolo. D'ailleurs, j'y retourne demain!