Il fait si beau aujourd'hui qu'il serait dommage de ne pas en profiter et de rester cloitre chez soi.
Direction donc le grand parc denomme Boston Common . Je me devais d'y retourner , pour saluer les ecureuils.C'est tres rigolo de les voir gambader entre les arbres et la plaques de neiges residuelles, grimper aux branches, se disputer la nouriture. En voyant celui ci qui enterre precautionneusement son butin , je ne peux pas m'empecher de penser au Squirrell hysterique et malchanceux de l"Age des Glaces. Ils ont revetu leur pelage d'hivers, acajou et blanc, qui les fait ressembler a des peluches vivantes. J'adore les ecureuils! j'essaie de les prendre en photo, mais comme d'habitude ils sont trop vifs et affaires , et ne daignent pas prendre la pause assez longtemps pour que je puisse les saisir.
Je m'arrete en differents endroits pour profiter du panorama. Les grands arbres nus dessinent des entrelacs de branches brunes, j'imagine comme cela devait etre beau en automne.
Le Frog Pond s'est transforme en patinoire, l'ete c'est un bassin avec jet d'eau ou l'on peut venir pautauger et se rafraichir. Les 2 statues de grenouilles sont toujours la, l'une dans la position du Penseur de Rodin, l'autre dans celle du Pecheur a la Ligne, egales a elles memes dans une esthetique...particuliere. A cote, une aire de jeu pour les enfants, tobogans et echelles en tout genre, toujours sous le patronage de la grenouille.
Cote ambiance sonore, le clocher voisin sonne Big Ben toutes les demi heures. On entend aussi les sirenes ( police, certainement) meme si le bruit de circulartion est tres discret. Les conversations des passants, le chant des oideaux dominent.
Je repense a Jen Taranto, la chanteuse with such a pure voice, que j'ai croisee ici cet ete. Elle s'etait installee sous les arbres avec sa guitare et j'etais restee un long, long moment a l'ecouter chanter, jusqu'a qu'un orage nous interrompe et nous ramene au metro. Quelques mots echanges sur le quai, je m'inscris sur sa mailing list. Elle me faisait penser a Joan Baez, quelque chose dans l'attitude et le grain de voix.
Cet ete aussi, nous etions venus ici assister a une representation gratuite et en plein air de Hamlet... Shakespeare en VO...hum...je crois n'avoir rien compris aux dialogues, mais l'histoire et connue et le jeu des acteurs etait prenant, la mise en scene interessante : ce fut une excellente soiree.
Evidement, pour rentrer, je manque de me tromper de metro: la station de Park Street est grande et je me retrouve sur le mauvais quai : c'est la bonne ligne mais dans le mauvais sens. Argh... soyez dyslexiques, ca aide a s'orienter !! Heureusement les gens ici sont serviables, et quand vous etes perdus, vous trouvez toujours quelqu'un qui va vous donner un coup de main. Grace donc au conseil avise d'un autochtone, je trouve le moyen de regagner le bon quai, sans avoir a ressortir de la station et donc de re-payer un ticket ( un Token, sorte de petit jeton rond comme une piece de monaie). Ouf, j'ai donc echappe ( et vous aussi par la meme occasion ) a l'episode " Eurydice perdue dans le metro de Boston", - faut dire qu'avec un pseudonyme pareil, tout peut arriver !!!
Pour completer la visite, j'ai mis quelques modestes photographies en album.
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Shopping!!
Voila bien une activite incontournable pour une fille, fut-elle comme moi l'antithese de la fashion victim. Direction donc le centre commercial le plus proche, Cambridgeside Galleria. Une dizaines de minutes a pieds, et la navette -pardon, le shuttle gratuit vous prend au niveau du metro et vous depose pile a l'entree de la galerie. 3 etages et un sous sol, des boutiques comme s'il en pleuvait...et des soldes comme on reverait d'en voir en France. - 75%, autant dire, cadeau.
Me voici donc dans la caverne d'ali-baba. Au detail pres que le gout americain en matiere vestimentaire a de quoi surprendre, et depayser nos pupilles habituees a l'elegance europeenne ( hum..) . Si, en France, on a tendance a trouver majoritairement des couleurs sombres et du noir dans les rayonnages, ici, c'est une sorte de denree rare, comme si les gens aimaient bien se deguiser en perroquets...
Pour ce qui est des enseignes, certaines sont deja habituelles : H&M, Claire's, Footlocker, Guess... Restent heureusement quelques specialites exotiques. Sears et Filenes, les grands magasins dans le genre des Nouvelles Galeries. Yankee Candle, une boutique specialisee dans les bougies, bougeoirs, photophores...un peu dans le style anglais, de fort jolies choses. American Greetings, des cartes et gadgets en tous genre, de preference cul-cul, qui faisait une solderie massive des objets de saint Valenin -forcement, c'etait hier : pratique pour les retardataires ou les hyper-prevoyants tendance radin. N'oublions pas que nous sommes aux Etats Unis et que c'est le regne du kitch absolu pour ce genre de choses!!
Toujours au rayon des specialites, le tres celebre magasin de lingerie Victoria's Secret. Qu'en dire? Qu'ils ont reussi le tour de force de passer du banal au vulgaire sans passer par la case "joli"? Distrayant, mais peut on vraiment porter ces strings a plume, ces soutien gorge a gros noeuds de ruban, ces couleurs la ? L'humour americain m'echappe parfois.
Toujours est il qu'en prenant le tenmps et en chinant un peu, je repars les bras charges de sacs : des gants en cuir pour 5 $ la paire, un manteau noir ( si,je vous jure!) pour 36 $ au lieu de 150, moi je dis, ca ne se refuse pas !!
j'ajoute une echarpe en laine soyeuse, qui peut se transformer en plein de choses : etole, cagoule, marionette du muppet-show, un anneau qui parait il change de couler en foncrtion de l'humeur de qui le porte ( on va experimenter ca ), et un collier avec des pendentifs en forme d'anneaux a message, chacun portant un mot grave sur la tranche : je choisis JOY , HARMONY et INTEGRITY, qui me paraissent tout a fait refleter ma recherche actuelle. -
La ballade de l'impossible
Il y avait longtemps que je n'avais trouve un ecrivain enthouiasmant ( depuis ma decouverte de Nancy Huston ) Grace a Haruki Murakami, c'est fait !
Le premier roman que j'ai lu de lui, c'est “ Au sud de la frontiere, a l'est du soleil”. Titre enigmatique aui m'avait attiree, comme la 4e de couverture. Une histoire d'amour impossible, un heros au destin tragique...tout ce qu'on aime!
Ensuite, ce fut “ les amants du spoutnik” devore en 3 heures dans le TGV entre Aix en Provence et Paris . Ah, quand un bouquin vous happe et ne le laisse pas refermer avant la derniere page!
Ce que j'aime chez cet auteur, c'est, pour commencer, l'absence de folklore. Cela se passe au Japon, dans un Japon contemporain, mais finalement ca pourrait se passer n'importe ou , ou a peu pres.
L'intrigue s'inscrit toujours dans le quotiden concret des personnage, on les voit vivre, et, ponctuellement la folie s'invite, la derealisation s'opere...
Je ne sais pas si l'on ressort different de ces romans, mais il est certain que l'on n'en ressort pas indifferent.
Ma lecture du moment : La ballade de l'impossible.
Etrangement, ce titre ressemble un peu a mon sejour aux Etats Unis, :comme quoi, il n'y a pas de hasard, pas plus chez Murakami qu'ailleurs.