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26/02/2014

Réminiscence

Ô moi ! Ô la vie ! Tant de questions qui m'assaillent sans cesse, ces interminables cortèges d'incroyants, ces cités peuplées de sots. Qu'y a-t-il de beau en cela ? Ô moi ! Ô la vie ! ».

Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l'identité. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le prodigieux spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ?

Il y a en ce moment une publicité (Apple je crois), qui reprends ce texte de Whitman comme habillage sonore de son message. C’est une étrange chose pour moi. D’abord, je ne vois pas trop quel est le rapport entre le texte et le produit, disons que la récupération commerciale a tendance à me gêner

Et puis… et puis ce texte-là a une saveur très particulière, même si j’ignore à peu près tout de l’œuvre de son auteur. Il me renvoie à l’année de mes 17 ans, et à mon film culte de l’époque : le cercle des poètes disparus. Je crois avoir regardé la vidéo jusqu’à usure de la bande ou presque, je connaissais les dialogues par cœur, j’avais  besoin d’y revenir souvent, de le visionner comme on se ressource. Sur ces années-là, 2 films ont drainé la jeunesse : le grand bleu et le cercle des poètes disparus. Incontestablement, j’avais fait partie du « cercle », y trouvant plus que  chez Besson ce je ne sais quoi qui me parlait – même si finalement les deux films tricotaient les thèmes de la recherche d’absolu et de liberté, la version « littéraire » de Peter Weir était plus proche de mes préoccupations de l’époque, où l’écriture était encore ma planche de salut.

Que penserais-je du film si je le revoyais aujourd’hui ? Est-ce que ça me parlerait autant, le « carpe diem », l’anticonformisme et la recherche de la liberté ?

 

Quelle a été, jusqu’ici, ma rime ?