18.08.2009

Signe du destin

Dans ma boite à lettre, je trouve ce matin le flyer publicitaire de "Monsieur Touré", marabout de son état. Lequel promet, comme il se doit, réussite financière, amoureuse, sexuelle, la perte de poids, l’envoutement, le désenvoutement, les numéros gagnants du loto et une place de parking gratuit au moment où tu désespérais d’en trouver une pour ton RdV urgent.

Moi qui guette méthodiquement mon facteur tous les jours depuis deux semaines dans l’espoir de voir arriver le(s) recommandé(s) tant attendu(s) qui feront peut être avancer le schmilblick du sac de nœuds dans lequel je me trouve, je me demande dans quelle mesure ce n’est pas un clin d’œil du destin pour me dire qu’il n’y a plus que la magie pour me venir en aide !

13.08.2009

Fashion victim

J'hésite entre "nous vivons une époque formidable" et "passé les bornes ya plus d'limites", (une de mes citations fétiches d'Alphonse Allais) après avoir appris l'existence ce cette chose magnifique qu'est le burkini.

Rien que le nom, déjà,  ressemble à une plaisanterie (cf Charlie Hebdo et les burqalemnours de Luz : http://www.charliehebdo.fr/index.php?id=777 ) Mais non, cela existe bel et bien. C'est un "maillot de bain" à la sauce islamique, c'est à dire légèrement couvrant : pantalon, tunique et foulard waterproof (autant se baigner en combinaison de plongée intégrale, si celle ci n'était pas susceptible d'être censurée car trop moulante et donc  too much sexy and provocative). Ca fait un peu penser aux tenues de bain des dames de la fin du 19e siècle, toutes en rubans et ombrelles sur les plages de Normandie. Sauf que, justement, nous ne sommes plus au 19e siècle... Et cette chose jusqu'ici injustement méconnue a été mise à l'honneur dans nos médias désœuvrés du mois d'aout par une dame qui réclamait de pouvoir le porter à la piscine...la dame en question s'avérant être une convertie, (ce qui me fait inévitablement penser au principe du "plus royaliste que le roi") qui l'avait ramenée de ses vacances à Dubaï (voilà un cadeau souvenir original, quand je pense que j'ai bêtement ramené de Savoie un ramequin orné de la recette de la tartiflette....)

Pour changer des débats philosophiques attendus, qu'ils soient sur le mode du "respect des croyances/de la liberté individuelle" ou du "allergie à cette disposition d'esprit qui considère le corps féminin comme honteux au point de devoir être en toute circonstance camouflé", je propose quelques autres récupérations possibles.

En premier, l'argument santé : Avec le burkini, préservez votre capital soleil.

Puis, l'argument esthétique : Grâce au burkini, finies les traces disgracieuses de maillot sur votre bronzage. Si vous êtes perfectionniste vous pouvez même y rajouter des gants, des chaussettes et un grand masque de plongée.

Enfin, l'argument magasines-féminins : Vous avez de la cellulite ou des vergetures et vous n'osez pas vous montrer sur les plages? Le burkini vous offre la solution!

Libre à vous de rallonger la liste s'il vous vient des idées aussi mauvaises que les miennes !!

 

18.03.2009

Une St patrick qui a du chien

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Histoire de renouer avec la tradition, nous sommes sortis hier soir fêter la saint Patrick. Lieu élu comme une évidence : le Olde Bulldogge*, sympathique pourvoyeur de Guiness, fish & chips et autres excellents burger maison, mais aussi repaire de toutes la communauté anglophone et anglophile d'Aix.
Nous n'avons pas été déçus : la déco et l'ambiance étaient à la hauteur de mes espérances et des souvenirs de ma saint Patrick à Boston**.

Trègles à foison, chapeaux rigolos et lunettes vertes, musique irlandaise et ballons aux couleurs du drapeau irlandais, rien ne manquait.

Jusqu'aux clients qui, remplissant peu à peu la salle, s'étaient parés de vert : qui un vêtement, qui un foulard, qui une babiole...ils étaient tous au diapason. De quoi retrouver ce petit vent de folie, d'excentricité festive, si agréable. Et, comble du dépaysement, nous étions les seuls dans tout l'établissement à parler en français ...

*   http://www.theoldebulldogge.com/
** http://occident-express.hautetfort.com/archive/2006/03/18...

07.01.2009

Let it snow

La neige ! L'évènement du jour aurait du être l'ouverture des soldes d'hivers, mais non, la météo lui a volé la vedette en faisant tomber sur Aix aujourd'hui une abondante poudre blanche.
Ce matin, tout était blanc, mais en couche raisonnable : assez pour être décorative mais rien d'inquiétant non plus. Le 1er défi de la journée a été de reconnaître ma voiture sur le parking -on ne dirait pas mais rien ne ressemble plus à une voiture couverte de neige qu'une autre voiture couverte de neige !
Une fois arrivée au boulot (et oui, j'y suis allée quand même...manquant au passage de m'encadrer dans un rond point par les bons soins d'une plaque de verglas), je suis accueillie par un « ça y est on est 4 on va pouvoir faire une belote! » J'en déduis que les collègues, eux, n'ont pas pris de risques et sont restés tranquillement chez eux -je commence déjà à me dire que j'aurai du faire la même chose.
La neige tombe toujours et de plus en plus. Les flocons sont énormes et en rangs serrés, on se croirait à la montagne. De quoi donner envie de s'enrouler dans une couverture et de rester à contempler le spectacle par la fenêtre en sirotant un chocolat chaud.
Vers 11h, il est tombé déjà 15 cm (un collègue sort mesurer, « pour le fun ») . Les branches des pins bordant l'allée commencent à casser à cause du poids de la neige, certaines sont déjà tombées sur les voitures garées dessous.(dont la mienne, bien sur...par chance la branche en question n'a fait l'égratigner : à quelques cm près, elle emportait une partie de la carrosserie).
Voyant que la neige redouble d'intensité, nous négocions avec le boss le droit de rentrer chez nous -à pieds, donc autant éviter de le faire dans des congères et dans la nuit. Lequel boss se moque au passage de mes chaussures (comment ça, les bottines en cuir à talon, ce n'est pas adapté  pour la  neige?),mais nous accorde finalement cette grâce.
Au moment ou je me mets en route, une voisine m'interpelle : je dois absolument déplacer ma voiture, ordre des pompiers. Bon... je ne me sentais pas une vocation de pilote pour conduire dans et sous la neige (ayant déjà testé, en d'autres lieux, le vélo sous une météo semblable...), mais puisque je dois prendre le volant de toute façon, je décide de faire au moins une partie du chemin en voiture. S'en suit une équipée à travers la ZUP, jouant de la 1er et du frein moteur, entre voitures arrêtées, plaques de verglas, portions de neige vierge et visibilité réduite. Arrivée aux 2/3 du chemin, plus moyen : ça glisse, mes roues patinent et je n'arrive plus à faire avancer titine. Avec l'aide d'âmes charitables, je la gare proprement sur le bas côté et continue à pieds. La neige m'arrive à mi-mollet et, effectivement, les bottines en cuir ne sont pas franchement étanches. Mais qu'importe, c'est tellement joli toute cette neige! Les arbres, les toits, tout est recouvert d'une épaisse couche blanche. Il y a ce silence si particulier, comme si les flocons en tombant étouffaient les bruits de la ville. Magique. Je profite de mon périple pour faire des photos, après tout, 30 cm de neige sur Aix, c'est assez rare pour être immortalisé. Je regrette de ne pas pouvoir étendre mon safari photo au centre ville (la Rotonde sous la neige, ça doit être terrible) et surtout à la campagne aixoise, mais je ne suis pas équipée et ce ne serait franchement pas raisonnable de s'aventurer sur les petites routes de campagne par ce temps. Arrivée au bout du chemin, je commence à sentir les effets de la réverbération : une foule de paillettes argentées semble danser devant mes yeux chaque fois que je regarde la neige, drôle de sensation.
Ce soir, il ne neige plus -ça s'est arrêté en début d'après midi. Mais la neige tient partout : les arbres; les toits, les trottoirs et même, sur mon balcon, sur la toile d'araignée dans le coin au fond à gauche.
Demain, avec le gel de la nuit, tout cela va ressembler à une vaste patinoire !

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15.12.2008

Petit rien (ou : encore toi, Murphy ?!)

Aujourd'hui, grâce à une baleine capricieuse , je viens d'inventer le parapluie à bec verseur.

Pratique,  quand il pleut des cordes, et que ledit bec verseur est orienté juste au dessus de votre dos...

06.08.2008

La tranquilité de la campagne n'est plus ce qu'elle était...

Samedi dernier, nous avions envie passer un week-end bucolique, avec déjeuner en terrasse, barbecue et vue sur la pinède. Nous investissons donc le studio de monsieur, délaissé il faut le dire pour 90% du temps au profit de mon chez-moi citadin.
Le studio en question se trouve dans une énorme maison perdue dans la campagne aixoise, il est flanqué de 2 studios identiques dont celui de gauche était, à notre dernière visite, inoccupé, et celui de droite, habité par un jeune couple d’ordinaire assez discret.
Sauf … Sauf que dans l’intervalle, ce studio vide a été loué à une demoiselle (qui s’avère, accessoirement, être l’employée de maison de la propriétaire.)
Sauf que ladite demoiselle a eu l’idée d’organiser une soirée entre amis précisément ce samedi là, de ces soirées un peu spéciale dont le nom populaire commence par « par » et finit par «touze ».
Et nous voilà donc condamnés à subir les « schtoing schtoing » du matelas, les bruits divers et variés type claques, ahanements, exclamations d’allégresse des participantes peu avares en décibels, commentaires salaces des participants version accent marseillais bien gras, et ce plusieurs heures durant ( voilà l’intérêt d’être nombreux : on peut se relayer pour faire c*** ses voisins plus longtemps…) Le tout bien sur en gardant toutes les fenêtres ouvertes, dès fois que les murs ne soient pas assez fins, et que nous ne soyons pas au courrant de l’intégralité de la séance (c’est vrai, quoi, notre culture générale aurait pu en pâtir).
Après quoi, ce petit monde s’est retrouvé sur la terrasse en conférence pour débriefer longuement de leurs exploits avec cette même discrétion et distinction que nous venions de leur découvrir. En effet, il aurait été dommage, vu de degré d’intimité désormais acquis, que nous ne puissions bénéficier aussi de leurs évaluations (et auto-évaluations) de la soirée et des différents membres.
Partageurs jusqu’au bout, ils ont tenu à nous rassurer sur leur sérieux en matière de prophylaxie en déposant leurs capotes usagées sur le sol de notre terrasse.
Nous aurions bien aimé les leur rendre, mais, évidement, les volets se sont fermés au petit matin et le sont restés toute la journée ensuite : gageons qu'ils avaient besoin de récupérer après toute cette gymnastique...

Malbouffe nostalgia

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L’Oncle Sam a fermé ses portes : scandale ! Où, sur Aix, va ton pouvoir désormais déguster des glaces Ben & Jerry et des pan cake au sirop d’érable ? Certes ce ne sont pas les glaciers qui manquent, il doit bien y en avoir 4 rien que sur le cours Mirabeau, mais aucun qui ne propose les amusants et savoureux parfums de Ben & Jerry. Loin de moi l’idée de faire un panégyrique de la gastronomie (ou de la junk food) américaine, mais cette marque de glace,je l'aime bien et j’y étais attachée par un peu de nostalgie me rappelant mon séjour outre Atlantique. Avec une mention spéciale pour la Cherry Garcia ( variante fort intéressante de la cerise amarena) et la Fossile Fuel (avec ses petits dinosaures en chocolat noir).

J’ai remarqué à ce sujet que le petit supermarché de mon quartier s’était enrichi de quelques rayons à vocation internationale : spécialités italiennes, méditerranéennes, et, depuis quelques temps, gourmandises made in USA : biscuits Oreo, mélasse Aunt Jemima , coockies Peperrigde Farm, chocolat Hershey's. Rien de très consommable si mon souvenir en est exact : les biscuits sont en simili chocolat fourrés d’une pâte blanche qui ressemble à du dentifrice, la mélasse est un sirop qui a sans doute vocation a remplacer le sirop d’érable de manière moins onéreuse.

J’attends avec impatience l’arrivée des Bush Beans, des tétra-packs d’œuf pré battus et des sodas à la salsepareille pour compléter ce petit musée des horreurs alimentaires.

A contrario, je militerais volontiers pour l’arrivée des bagles, du jus de cranberries et, surtout, pour l’installation d’un Starbucks Coffée sur Aix en Provence !!

19.05.2008

Citius, Altius, Fortius

Poursuivant ma découverte intrépide des ressources de ma salle de gym –pardon, de mon club de fitness, j’opte ce trimestre pour un nouveau cours : le body jam. Qu’est ce qui m’a pris, je ne sais pas, le printemps, les pollens qui montent à la tête…bref, me voilà sur les rangs pour une nouvelle expérience, faisant fi des souvenirs de la dernière tentative du genre en « body balance » et yogacrobaties.
1er constat, je suis à peu près la plus vieille du cours. Autour de moi se pressent fougueux éphèbes et jeunes gazelles, ça aurait du me mettre la puce à l’oreille.
2e constat, c’est pas tout à fait la musique que j’écouterais dans mon salon –mais ça je commence à avoir l’habite avec les autres cours, ça m’aidera à parfaire mon vernis culturel version djeuns. Déjà j’ai appris à distinguer Cascada de Carola, et j'ai découvert des remix de AC-DC et autres Bon Jovi. C’est un acquis en soi.
Les profs entrent en scène, le jeune homme tatoué est habillé en « caillera » avec baggy et casquette à l’envers, la demoiselle blonde tatouée, en sarouel blanc et brassière fluo. Au-delà des variations vestimentaires et capillaires, je remarque que le tatouage reste une valeur sure chez le prof de fitness.
Les débutants sont incités à se signaler, je lève une main timide.  On nous explique qu’il s’agit essentiellement de s’amuser et de « bouger sur la musique »: hip-hop, house, le tout saupoudré de R&B. En bref, nous avons pour objectif de bouger notre body just like Eminem dans la 1er partie du cours et  Beyoncé dans la seconde. Ah oui…quand même. Les djeuns autour, ça n’a pas l’air de leur poser problème, genre ils ont fait ça toute leur vie, et c'est là que tu sens un peu le fossé des générations.
La musique commence et le cours avec. Au début, il s’agit juste de répéter des mouvements les uns après les autres, rien de sorcier. Là ou ça se corse, c’est quand il faut les mettre ensemble.. –d'où une question récurrente « mais pourquoi je suis toujours à l’envers ? ». De quoi se sentir subitement en empathie avec le saumon qui tente de remonter le courant. Là où ça se corse un peu plus, c’est quand il faut sauter. Ah, sauter ! Quand on est un fougueux éphèbe ou une jeune gazelle, pas de problème. Au-delà on prend le risque de se pocher l’oeil avec un sein ou de se démettre un genoux, c’est moins drôle. J’apprends donc à squizzer l’air de rien cette partie de la chorégraphie, ce qui me permet de me retrouver calée à peu près sur le même timing que les autres, parce que, j’oubliais…ils font comment pour bouger aussi vite ???
Bon, le ridicule ne tue pas, fort heureusement pour moi. J’ai même droit à l’indulgence des profs et à l'indifférence des participants, ce qui m’arrange bien.
Au bout de 2-3 séances, je commence à mémoriser la choré, trop fière de bouger enfin en rythme et dans le bon sens…et c’est à ce moment là que je m'aperçois que les traîtres ont décidé de la modifier, leur foutue choré, en y intégrant des morceaux des anciennes-que-tout-le-monde-connaît-par-coeur, sauf moi bien sur…Prise d’un sérieux doute j’ai tenté de m’éclipser du cours mais je me suis fait rattraper par les bretelles et par la prof qui me lance un « non,non, tu connais le bodyjam maintenant, tu restes avec nous »  Ah? Vraiment? J'obtempère donc (comment résister à un avatar de Mia Frye, le poulpe en moins ?) et tente de me concentrer sur les nouveaux pas, mais, le temps que je comprenne de quoi il s'agissait, on était revenus sur un terrain connu -ouf !
Ce qui me console au final, c’est qu' à en juger par les commentaires que j’entends dans les vestiaires, on est tous logés à la même enseigne. Les profs, quant à eux, ne sont pas des malades de la performance : tant qu’on est un minimum investi et qu’on s’amuse, tout va bien.
Or, il se trouve qu'en fait, je trouve ça très rigolo. D'ailleurs, j'y retourne demain!

30.08.2007

Turbulences dans un bénitier

Je surprends cette semaine une brève insolite énoncée à la radio, de quoi m'amuser suffisamment pour me faire oublier un instant que j'ai repris le boulot.
L'histoire se passe sur le vol direct Rome-Lourdes . C'est déjà un scoop en soi, ça, l'existence d'un vol direct Rome-Lourdes, en charter qui plus est.
Les passagers, hommes d'église, simples croyants et autres pèlerins, s'étaient chargés en eau bénite (en effet, que ramener de Lourdes sinon de l'eau bénite, à part une statue clignotante de la Vierge, généralement 100% plastique et made in Taiwan, un portrait du pape peint dans une assiette en faïence ou une de ces médailles miraculeuses dont la principale vertu est de faire la fortune de leur revendeur).
Or, depuis les nouvelles mesures anti-terroristes, la quantité le liquide autorisée par personne a été revue à la baisse de manière drastique, et voilà nos braves passagers sommés de se délester de leur cargaison d'eau bénite, devenue subitement hors la loi. (Sait on jamais ... On a déjà eu le coup de la transformation de l'eau en vin, alors dès fois celle ci ne se change en nitroglycérine après le décollage...).
Les pauvres catholiques protestant vigoureusement et contestant la réglementation n'ont pu infléchir les vigiles, qui avaient sans doute d'avantage peur des foudres de leur supérieur que de celles du père éternel, du licenciement pour faute que du purgatoire et des enfers.
Le journaliste rajoute qu'un des messieurs a préféré boire l'intégralité de son eau bénite plutôt que de l'abandonner aux mains des mécréants. Et là, suspens... Va t il se retenir jusqu'à l'arrivée pour faire un gros pipi-béni ou accepter de laisser partir la précieuse cargaison, certes légèrement transformée, dans les toilettes de l'avion ?
En tout cas, pour peu qu'il ait fait chaud, il a du se retrouver avec de " sacrées " auréoles.

22.08.2007

Le gothique flamboyant s'est éteint

89657c5cc2e87ce12dd9faeb8ba6c266.jpgInsane nous a quitté cette nuit, le jour de son 36e anniversaire.

R.I.P.

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