31.03.2006
Copley Square
Le quartier porte le nom de John Singleton Copley, peintre né a boston dans la 1er moitié du 18e siècle, et qui portraitura toute la bonne société locale de l'époque. On peut voir ses oeuvres au Musée des Beaux Arts et sa statue sur la place entre la Trinity Church et l'entrée du T.
La ballade qui amène de Arlington, juste au sortir du Public Garden jusqu'à Copley Square est bien agréable. Outre le fait d'offrir une collection de vitrines de luxe (de Cartier à Chanel en passant par le hall de l'hôtel Ritz-Carlton) sur lesquelles on peut baver si on est amateur de ce genre de chose, on peut admirer un très bel échantillonnage d'architectures. Les façades victoriennes côtoient les gratte-ciels vitrés, les églises se succèdent et ne se ressemblent pas forcément, les moulures claires tendance “rococo” voisinent avec les murs de brique rouge... Bref, rien de monotone mais au contraire un ensemble étonnament harmonieux. Au fil des rues, on voit se profiler et se rapprocher les silhouètes des grands buildings que l'on apercevait depuis l'autre côté de la rivière. Le Prudential, avec son antenne, la John Hancock Tower, toute de vitres bleues (le plus haut skyscraper de la ville), le 111 Huntington ave avec son toit fait d'arches et de pointes...
J'arrive enfin à la Trinity Church, vantée par les dépliants touristiques. Bâtie à la fin du 19e siècle, elle se niche entre les vitres de la tour Hanckock, qui reflète, selon le point où on se trouve, l'église elle-même ou les bâtiments alentours, et la Boston Public Library, un grand pavé de style néo-classique. Il est difficile de décrire précisement à quoi ressemble l'église. De l'extérieur, c'est un bâtiment assez massif, polychrome, avec moult ornements tarabiscotés. A l'intérieur, beacoup de dorures, des vitraux parfois fort kitch (à l'exception de ceux dessinés par Burnes-Jones, empreint de cette grâce caractéristique des préraphaélites), et un magnifique orgue aux tuyaux ouvragés.
Visiter l'église coûte 5$, tout de même. Pour l'entretien de l'édifice et de son curé (qui se trouve être une femme, le révérend Pamela Foster), j'imagine, passage obligé par la boutique de souvenirs inclus.
La vraie bonne surprise est que le hasard m'amène à faire cette visite le jour où une chorale répète pour son concert du soir. Ils sont une trentaine, jeunes (c'est un choeur d'étudiants), et chantent magnifiquement. Malgré leur jeunesse, les voix ne sont ni enfantines ni mièvres, elles sont pures et pleines. Je ne connais pas les morceaux qu'ils interprètent, sans doute liés à la lithurgie anglicane, mais je suis sous le charme. Par habitude de choriste, j'essaie de comprendre la disposition des pupitres et la distribution des voix, j'observe la manière de diriger du chef de choeur. Je pense à ma chorale et réalise que chanter me manque, chanter ensemble surtout, dans cette énergie partagée.
Le choeur entonne une sorte de canon, alternant voix d'hommes et voix de femmes. D'abord les garçons à l'unisson, se partageant sur la deuxième phrase, rejoints ensuite par les filles, puis le même système en inversant les voix : soprani et alti à l'unisson pour commencer, puis les voix qui se séparent et s'enrichissent de leurs harmoniques réciproques, ponctuées par les garçons qui viennent en contrepoint. Ils me donnent la chair de poule.
Si c'est ça l'expression de l'inspiration divine, je veux bien croire en dieu pour un moment.
Quand je ressors, il fait presque nuit. Je refais un tour d'horizon, en quête de nouvelles photos à prendre, mais la luminosité est trop faible. Fidèlement à mon karma, je me fais repérer par un illuminé qui arpente la place en vociférant, pris dans un monologue décousu et ponctué de “fucking hell “ bien sentis ; heureusement je réussis a m'éclipser avant qu'il ne cherche vraiment à faire plus ample connaissance, en m'engouffrant dans le métro.
Le site de la Trinity Church :
http://www.trinityboston.org/
02:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
30.03.2006
Comme le temps passe vite!
Déja 2 mois que je suis ici, et déja 10 jours que je n'ai rien écrit sur mon blog ! Je suis impardonnable ! Donc pour faire diversion, j'ai rajouté quelques photos....
19:03 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.03.2006
Saint Patrick et autres futilités
Ça y est : je l'ai fait ! Enfin ! Tout le monde ne peut pas s'enorgueillir de s'être fait percer les oreilles à Boston le jour de la Saint Patrick : moi, si ! De plus, j'arbore depuis ce main une nouvelle couleur de cheveux, un acajou très foncé du meilleur effet.
Pour le piercing, en fait un 2 trou sur chaque lobe, j'en avais envie depuis longtemps mais je tergiversais. Now, it's done.
Pour me récompenser, je suis allée déjeuner chez FINAGEL A BAGEL, au coin de Winter Street. Un Smocked Ham Club : un bagle (sorte de petit pain rond, introuvable en France ), soupoudré de Poppy (graines de pavot), grillé, et garni pour cette version de jambon de dinde fumé, salade verte, cheddar fondu, tranches de tomates et sauce maison. Miam. Ayant aujourd'hui l'esprit d'aventure, j'accompagne mon bagle d'un hazelnut coffee, ce qui et une mauvaise idée : même en rajoutant du lait et du sucre, c'est imbuvable.
Je ressors dans Winter Street et me ballade un peu dans le quartier de Downtown Crossing, nez au vent ( stricto sensu). C'est le quartier des buidings et des magasins, grands ( comme Macy's et Filene's) ou plus petits. Partout, du vert, des trèfles, et des drapaux irlandais. J'ai l'impression que je ne croise pas un quidam qui n'ait son vêtement ou son accessoire vert : qui le sweat, qui la veste, qui la casquette... même une dame d'un certain âge, habilée très comme il faut, avec un collier de pacotille rutillante autours du cou. Pas d'erreur, nous sommes bien le jour de la St Patrick ! Les boutiques bien sûr proposent une foule de gadgets pour l'occasion : chapeaux ridicules, écharpes, badges ( dont le fameux "kiss me i'm irish"), trèfles déclinés sous toutes les formes possibles, ours en peluches verts ... et même des sortes de serre-tete portant des plumets couleur gazon : ravissant!
J'ai aussi croisé en reprenant le T pour rentrer un jeune homme portant un oeillet vert a la boutonnière. Côté bouffe idem : j'ai vu hier dans une patisserie de Beacon Hill des gâteaux de la st Patrick, sortes de muffins verts, et là, Finagel proposait des Irish bagel, vert menthe.... bizarrement je ne me suis pas risquée à les goûter, me demandant ce qui pouvait leur donner cette teinte là. (du colorant alimentaire, 100% chimique, je présume)
Accessoirement, ce sont les derniers jours de soldes dans les grands magasins : des pancartes signalent l'évènement, 40 à 80% de rabais, occasions à saisir. Ayant besoin d'une valise ( le petit sac de voyage qui accompagnait la miennene continendra jamais mes acquisitions locales...) et étant toujours en quète de cadeaux à ramener, je me rend chez Filene's. Beacoup de rayons sont vides, les IPods sont en rutures de stock, mais je trouve une valise à mon goût et à moitié prix.
De retours, après avoir trimballé ma valise dans le T (l'avantage est que la station de metro est située juste sous Filene's, il suffit de prendre les escalators et hop, on y est) , je fais une halte au STARBUCK'S COFEE, au coin de Broadway et Ames Street. Ça fait partie des endroits que j'aime bien. Le capuccino est bon : du café très correct et de la mousse de lait, comme en Italie, et pas de la mauvaise chantilly sur un expresso dilué comme souvent en France, et les gâteaux, pour ce que j'ai testé, sont sympathiques.
L'ambiance est très agréable ; de la musique en fond sonore, pas de fumée (de toute façon ici tout est non-fumeur), personne pour vous faire dégager de votre banquète au bout de 15 minutes. Beaucoup de gens sont là avec un bouquin, un ordi portable et/ou de quoi écrire : des etudiants pour la plupart. Aujourd'hui, comme il se doit, l'ambiance musicale est Irlandaise : Loreena Mc Kennit, les Cranberries, U2, etc...
J'entame la conversation avec mon voisin, qui s'avère être Canadien et revenir d'un sëjour en Provence. Le monde est décidément petit. Il a visité Aix en Provence, et j'ai visite Montreal, nous échangeons quelques propos sur nos villes respectives. Il me questionne sur la politique et les derniers remous de l'actualité sociale francaise, m'explique qu'il est ici car sa femme est étudiante et qu ils ont demandé leur green card. Je lui raconte mon aventure au poste frontière et il me dit quíl lui arrive la même chose chaque fois qu'il fait le voyage entre Boston et Montreal, que les agents du service de l'immigration sont payés pour être désagréables avec les gens, et pas seulement à cause de la vague de suspicion générée par le 11 septembre. Cela me fait sourire en repensant au sketch de Fernand Raynaud sur les douaniers..encore une fois .Après quoi il revient sur l'aspect gastronomique de son séjour, évoquant la baguette, la patisserie et la viennoiserie française : je m'apercois que c'est quasiment le seul point qui me donne un petit mal du pays !
Ce soir, nous sortons tester l'ambiance de la saint Patrick dans Boston by night. Mais pas trop tard car demain il faudra se lever très tôt ( 5 heures...argh) pour prendre le bus qui nous emène à New York.
01:53 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.03.2006
Salem
Voila une visite que j'aurais regretté de ne pas faire.
Salem est reliée a Boston par le commuter rail ( sorte de train de banlieu), 30 minutes de trajet, presque la porte à coté. Nous voila donc partis en expédition au pays des sorcières .
A première vue, Salem est une petite ville typique de Nouvelle-Angleterre, tendance ville de ploucs, avec à peu près une église par habitant. Evidement, la ville fait son fond de commerce des sorcières et de tout ce qui peut s'y apparenter, il y a donc un nombre intéressant de boutiques goths (certaines avec des fringues magnifiques mais hors de prix ) et de magasins ésoteriques.
Nous ne croisons pas grand monde dans les rues, quelques touristes égarés et un couple de goths. La ville semble plus que calme. On retrouve l'architecture typique du coin, grandes maisons en bois avec les perrons a colonades, bâtisses de brique rouge. L'ambiance est un peu étrange, quelquechose de morne, ou de trop lisse pour être franchement sain : sans doute n'est ce pas pour rien que HP Lovecrat a utilsé Salem comme modèle pour sa ville d'Arkham. Ceci dit, nous sommes dimanche et il pleut.
Nous nous arrêtons déjeuner dans un resto très cosy, je goûte les " Church Street's Meatloaf" (plat préparé avec de la viande hachée, des épices et des champignons, pas mauvais du tout) avec la table voisine un curé en col romain qui fait la conversation a une des ses paroisiennes. Hum...
Le Witchmuseum, attraction principale de la ville, se dresse comme un décors de théatre particulierement kitch près du jardin public. La statue de Roger Conant, le fondateur de la ville lui fait face, imposante : un puritain, un vrai, du genre qui n'a pas l'air de plaisanter.. Il n'a cependant pas participé a la chasse aux sorcières de 1692, pour la bonne raison qu'il etait retourne ad patres quelques années avant.
Le musée propose de retracer et d'expliquer cette période , puis dans une 2e partie, propose une vision "évolutive" de la sorcellerie, du 17e siècle à nos jours.
Nous entrons dans une grande salle sombre, et nous installons sur des bancs. Autours de nous sont situées de manière circulaire 9 scènes, qui seront éclairées a tour de rôle, évoquant les moments clé de l'histoire. Les tableaux sont composés de manequins de taille presque réelle et commentés en voix off. Le 1er tableau à s'éclairer est une représenation du diable, avec des pieds de bouc comme il se doit et un air patibulaire.
Ensuite, on voit un intérieur de maison, une femme qui file en compagnie de sa fillette, et la voix off explique les conditions de vie des habitants de l'époque, en particulier, des femmes. Au tableau suivant, on voit des gamines rassemblées autours d'une esclave qui leur raconte des histoires vaudous. Le 4e tableau montre le moment où la nièce et la fille du pasteur, tombées malades, sont déclarées possédées... De là démarre la chasse en elle même, avec les dénonciations, les procès, et les exécutions.. Un tableau figure les geoles, un autre le tribunal, un autre encore montre la mise a mort d'un accusé par écrasement (il avait été condamné a une torture consistant en l'accumulation de gros cailloux sur le veinard en question, soit jusqu'a ce qu'il avoue, soit jusqu'a ce qu'il meure. En l'occurence, le gars n'avait rien à avouer.) Le dernier tableau represente l'exécution par pendaison d'un des 4 hommes condamnés à mort au cours de cette hyserie collective.
Sur cette période, 300 personnes ont été accusées de sorcellerie, 19 ont été condamnées à mort ( 14 femmes & 5 hommes, donc) , on peut trouver la liste de tous les noms dans le hall d'entrée du musée.
La 2e expo est un peu sur le même principe. La aussi, des manequins grandeur nature et des voix off, plus un guide sympa qui explique, répond aux questions et fait les transitions.
Le premier manequin est celui d'une femme, tenant un nourisson dans ses bras. Une sage femme, qui mets les enfants au monde et connait la médecine traditionnelle par les plantes. Le deuxième montre une sorcière sur son balais, avec un visage vert, laide comme les 7 peches capitaux, devenue une des personifications du mal. (c'est celle qu'on retrouve dans les contes pour enfants, comme Hansel et Gretel )
Sur le troisième et dernier tableau, un couple au front ceint de rameaux, vétus de capes et de tuniques de velours, represente les actuels pratiquants de la Wicca (reconnue comme religion officielle aux USA.)
Une frise sur le mur retrace les évènements historiques principaux ayant plus ou moins partie liée avec la sorcellerie : le procès de Jeanne d'Arc et celui de Galilee, l'affaire des poisons , la publication de tel ou tel ouvrage de démonologie, pour arriver à Nancy Reagan et son astrologue favori en passant bien sur par la période du Mac Carthysme, l'autre "chasse aux sorcières".
Evidement, après la visite du musée, il y a le passage obligatoire par la boutique du musée.
On y trouve un certain nombre de bouquins, pour enfants ou pour adultes, plus ou moins sérieux, sur la Wicca, sur la sorcellerie , la magie, etc, mais aussi des exemplaires de La Letrre Écarlate de Nathaniel Hawthrone ( l'histoire se passant dans un contexte voisin).En revanche pas de Poe ou de Lovecraft.
On y trouve surtout toutes sortes de gadgets de mauvais goût et par là même très marrants, des TShirts portant le logo du musée, des chats noirs en peluche, des cartes postales, bref, tout ce qu'on peut trouver habituellement dans une boutique de souvenirs, mis a la sauce locale. Je résiste donc aux couteaux à beurre en forme de doigts coupés, bougeoirs chauve-souris et autres pendentifs-araignée, pour prendre 3 petits bouquins ( un guide des cimetières, un traites des superstitions et un livret sur le musee lui même ) : il ne me reste plus qu'à m'armer de courage et d'un dictionnaire pour les lire.
Pour en savoir un peu plus sur la Witchcraft Hysteria, allez jeter un oeil sur cette page, ( en plus c'est en francais)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sorci%C3%A8res_de_Salem
Le site du musée: http://www.salemwitchmuseum.com/about/
00:45 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
12.03.2006
Jazz !
Vendredi, soirée jazz au Wally's Cafe. Des lustres que je ne m'etais pas trouvée dans une ambiance de cette sorte. Pile poil le genre de jazz que j'aime entendre en live : moderne, punchy, avec des musiciens qui ne font pas semblant. Les muciens en question semblent assez jeunes mais ils connaissent bien leur boulot. Batterie, basse électrique, piano rhodes, trompette et saxo, voila les ingrédients du cocktail.
J'aime quand la musique monte, s'intensifie, dans un crescendo rappellant l'entrée en transe, pour ensuite redescendre et s'apaiser dans un souffle. Je ne trouve cette sensation là qu'avec certaines musiques, dont le jazz live -et encore, pas toujours. Here it is .
Une foule de souvenirs me reviennent en mémoire et me ramènent a une certaine époque de ma vie. Mc Coy Tyner au festival de Juan les Pins, les concerts du Trio de Christian Vander, le sourire d'Elvin Jones et le cri de John Coltrane. La trompette de Miiles Davis. Welcome. Mon compagnon de route d'alors.
De cette époque aussi j'ai garde une habitude de suivre d'un peu plus près que les autres le jeu du batteur . Celui ci a un jeu sobre et efficace. Je souris à sa manière de faire tourner la baguette dans sa main, et quand il troque celles ci contre les ballais me revient la levee d'Aknowldgement, like a sunrise on the see, an opening flower ou l'envol d'un oiseau.
Je suis touchée par la simplicité et la sincérité avec laquelle la musique est jouée, meme si je déteste l'expression " ca vient des tripes " ( hum, quand on reflechit une seconde a ce qui vient reellement des tripes, on est moins sur que ce soit un compliment) . Vendredi soir, il y avait une présence.
03:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.03.2006
Coming out....
Vous savez quoi? J'adore etre ici !
Aussi paradoxal que cela paraisse, je me sens bien dans cette ville, un peu comme chez moi. J'aime bien ces maisons en bois aux facades colorées, les bâtiments en brique rouge et pierre blanche du quartier de Harvard , les ornements de cuivre envahis pas le vert-de-gris. Je m'amuse de la maniere dont les gens décorent leurs jardins ( ah, les flamands roses en plastiques plantés au milieu du gazon... les nains de jardins n'ont qu'a bien se tenir!! ). J'aime la manière dont les parcs et les arbres sont omnipresents ( ainsi que les écureuils, comme il se doit).
Quand je marche dans les rues de Cambridge, je n'ai pas l'impression d'être aux Etats Unis. Je ne réalise pas que je suis si loin de chez moi.
Le dépaysement me prend lorsqu'approchant, à pieds, en vélo ou en métro, de la Charles , je surprend cette incroyable skyline, avec les buildings. En face de moi, Boston. Waouh.
Ici , tout semble etre conçu de maniére d'abord ludique avant toute autre possibilité.
Il y a le Stata Center, un immense immeuble qui ressemble a un légo déstructuré, aux couleurs improbables.
Il y a les feux rouges qui font "cui-cui" ou "bip-bip" pour vous prévenir s'il est temps ou pas de traverser, avec un décompte des secondes sur un panneau lumineux : si vous etes sourds, fiez vous aux panneaux, si vous etes aveugles, aux bruitages, ..personne n'est oublie. Ainsi, au croisement de Ames Street et Broadway, vous avez 21 secondes ( c'est précis, hein ?) pour vous rendre de l'autre coté de la rue, le compte a rebourg s'amorcant des le changement de couleur des feux.( qui sont, faut il le rappeller, de l'autre coté du carrefour : pas question donc de ss'arrêter au pieds du feu rouge comme en France!)
Dans la station de métro ( qui, ici, s'appelle le T) de Kendall, celle qui dessert le MIT et mon quartier, il ya de grandes fresques racontant la fondation de Cambridge, l'évolution de la cité et les grandes découvertes scientifiques. La vraie originalite, c'et le " Kendall Band " , une intallation compose de 3 instruments de musique a disposition du public : le Pythagora's :( "swing the handle slowly back and forth and lend the hammers sound the bells" :. il s'agit d'actionner une poignée qui met en branle un mécanisme, lequel fait taper des marteaux sur des cylindres métaliques suspendus entre les 2 voies. Quand les marteaux touchent les cylindres, cela produit un son très agréable, plein d'harmoniques, quelquepart entre les bols tibetains et le xylophone ) ; le Kepler ( élipse in F# ) où la manivelle va actionner un marteau qui viendra heurter un grand cercle métalique ; et le Galileo, une plaque de métal qu ondule, un peu dans le genre genre scie musicale. Comme vous l'aurez remarqué, les noms comme les procédés sont des hommages a quelques figures de l'histoire des sciences.
Dans les rames, et particulierement sur la Red Line, l'essentiel des publicités est dédié aux écoles et universités, avec a disposition des coupons pour s'inscrire ou demander des renseigmenents. Quintescence de la ville universitaire. Même le nom des rues ( Galileo Galilei Way, par exemple) ou des certains batiments ( EMC2 ) s'y mettent.
Il y a aussi les batiments du MIT, avec son dome et ses colonnes a la greque, tout blanc face la la rivière, déroulant un campus plus grand que le centre ville d 'Aix.
On croise toutes sortes de gens, des étudiant(e)s venus des 5 continents, des messieurs sérieux en costume, des jeunes en baggy, des excentiques et des passe-muraille, des touristes et des autochtones, le tout formant un meli-melo cosmopolite et anti-monotonie.
J'aime bien ici l'impression d'espace, comme si la ville était un champ ouvert, un terrain d'aventures et de découvertes. Le sentiment de liberté. Rien de froid comme on pourrait l'imaginer d'une ville américaine : je me sens plus en sécurité en marchant seule dans les rues de Boston que dans celles de Marseille.
Voila, tout ca pour dire que je réalise la chance que j'ai d'être ici et faire cette expérience, quoi qu'il arrive par ailleurs.
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05.03.2006
Chapeau!
Adieu elegance, gothitude et compagnie : je viens donc d'investir dans un bonnet !
Enfin, un bonnet...j'ai resiste a l'appel du bonnet peruvien avec les tresses sur le cote ou du bonnet de laine multicolore avec ou sans pompom, fort en vogue ici. J'ai opte a la place pour un chapeau cloche ( bien nomme, il decrit parfaitement ce dont vous avez l'air en le portant) en simili peau, noir ( quand meme ) . Sobre. Et discret. *
*private joke, clin d'oeil a Insane et Melmothia.
20:18 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.03.2006
A Table !
Pourquoi suis je toujours aussi déconcertée ici quand je dois aller faire les courses?
Etrange expérience que d'errer dans les rayons d'un supermarché, le panier a la main, en se disant " c'est bien sympa tout ca, mais OU est la nouriture ??" Pauvre Froggy perdue chez l'Oncle Sam ! J'ai du mal a me faire aux collections de succédannés d'imitation de produits, aux oeufs pré-battus vendus en brick, aux saucisses sans porc et autres beurres de cacahouète.
On finit par se retrouver avec un panier plein de choses inconnues, plus ou moins identifiables. Heureusement, quel que soit le pays, une pomme reste une pomme ; une laitue, une laitue, cela simplifie une partie de la manoeuvre. Et l'on peut trouver quelques produits francais ( Nutella, moutarde Maille, confitures et biscuits Bonne Maman) qui changent agréablement des pseudo-chocolats, condiments bizarres et coockies archi-sucrées . Car tout semble être de préférence sucré : les fabricants ne sont pas avares de High Fructose Corn Syrup, que l'on retrouve a peu près partout, des boissons aux gâteaux, en passant par le pain, les saucisses et l'apprêt du poulet roti.
Ainsi, la seule maniere de procéder, c'est le testing par essais-erreur. On achète un truc, on le goûte , et ensuite on le range dans la catégorie : choses a racheter, choses a ne pas racheter, -voire choses à ne surtout pas racheter !
Ce qui est surprenant, c'est la quantité et la variété incroyable de sodas et jus de fruits proposé, l'omnipresence de la junk food.: chips, barres chocolatés et sucreries en tout genre, ...
Côté jus de fruit, j'avoue avoir trouvé quelques bijoux, comme du jus de cerises noires ( 100% jus de cerises , pas de sirop de maïs, pas d'additif, rien, que de la cerise...ca ressemblait au jus des conserves de cerises faites par mon arrirère grand mère, c'est dire !), le jus de Cranberries( introuvable en France) , et du duo orange-mangue de la marque Nantucket Nectars. Evidement, les quantites et les unites de mesure n'étant pas les memes, la bouteille standart contient 18 fl oz ( 18 fluid ounces, soit 53.23 centilitres), on est loin des canettes de 33cl.
Ce qui est surprenant aussi, c'est l 'aspect globalement très aseptisé de cette nouriture, ce qui sert peut-être la sécurité alimentaire, mais certainement pas le goût. Il n'y a qu'a voir les fromages: point de camemberts coulants ou de roquefort fleuris, que du pasterisé, tendance plastifié.
L'idée de produit de saison semble aussi etre une vue l'esprit : nous somme en plein hivers et j'ai vu des barquettes de fraise et des peches ... C'est comme si tout devait être disponible tout le temps, et de préférence a profusion, histoire d'éviter au consommateur le moindre sentiment de frustration.
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