27.02.2006
Vous avez dit fromage ?
Samedi soir, nous étions conviés a une " cheese party" .
Soirée fort sympathique où il s'agissait de déguster divers fromages, en buvant du vin, le tout en agréable compagnie
Passons sur le trajet à velo sous la neige tombante, et sur la façon dont j'ai failli me faire écraser par un automobiliste a central square, ce genre d'excenticité pouvant faire en soi l'objet d'un post , et revenons a nos moutons.
J'ai donc eu le privilège de goûter du fromage fait avec du lait de yak, du "purple moon" (cheddar mariné dans du vin rouge, donnant la la surface du fromage une couleur pourpre et un parfum de vieux tonneau) ,du sage cheese, aromatisé a la sauge et arborant une attrayante couleur verte...
Etonnament, la plupart des fromages étaient très bons. Rien a voir bien sur avec ce que l'on peut trouver sur un plateau en France, plutôt une déclinaison de fromages à pâte cuite type gouda, avec différent épices, aromates et colorants, mais plein de goûts interessants, et des rondelles de baguette pour accompagner le tout -ce qui, en soi, est un luxe ici !
Pour avoir vu Wallace et Gromitt il y a peu, je comprend le joke de la soirée consistant a s'écrier "cheese" dans un grand sourire en agitant les poings a l'horizontale : ouf !
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25.02.2006
Tourisme, version Goth
Laissant s'exprimer mes penchants gothiques, et donc ne reculant devant aucun cliché, je me suis mise en quête des
vieux cimetières locaux pour aller y faire un peu de tourisme.
J'en ai trouve principalement deux, un petit cimetière pres de Harvard, et le Granary Burial Ground, un des lieux
historiques de Boston.
Pour l'ambiance, je dirais que je préfère le 1er, plus discret, moins fréquenté. Juste des stèles entre les arbres,
pas de dalles, pas de monuments, excepté quelques tables et un ou deux tombeaux. L'essentiel des sépultures date
des annees 1700 : beaucoup sont brisées, afaissées ou effacées, mais nombre d'entre elles restent d'une fraicheur
étonante.
J'observe les motifs gravés sur les stèles, essayant d'en décoder le symbolisme. Auncune croix,
bien que nous soyons dans un lieu chrétien, mais des images renvoyant a des choses beaucoup plus archaiques.
Ici, un saule-pleureur dont les branches caressent une urne;la, des motifs en rinceaux, de fleurs, des feuilles de
lierre. On trouve aussi quelques chérubins, mais l'ornement qui revient le plus, c'est le crâne, plus ou moins
stylisé, réprésenté soit ailé, soit surmontant deux fémurs croisés. On n'oserait plus ca aujourd'hui...
J'ignore pourquoi je suis sensible a l'esthetique des cimetières -enfin, pour certains d'entre eux.
A Paris, je me suis balladée au Père Lachaise comme dans un jardin merveilleux, en goûtant l'athmosphère toute
baudelairienne, entre les statues, les mausolées, les grands arbres. La bas, tout est oeuvre d'art ; ici, tout est
simplicité. L'influence protestante sans doute. Mais la richesse demeure si on sait observer.
C'est comme si chacune des inscriptions racontait une histoire. Pas grand chose, a la base : un nom, deux dates,
voila tout ce qui reste d'une vie bien des années après. Mais du vieillard a l'enfant, chacun de ses témoignages
donne a imaginer.
Au Granary, j'ai trouvé de très belles gravures, que j'ai pu prendre en photos. L'entrée est un grand
porche en pierre sombre, et des panneaux précisent les règles a observer .
D'autres panneaux proposent une sorte de visite guidée du lieu, en exposant les anecdotes les plus fameuses.
On y apprend que le cimetière compte beacoup de tombes de femmes et d'enfants a cause de la rudesse des
conditions de vie de l'époque. (ainsi, la plus jeune habitante du lieu y prit ses quartiers a l'age de 3 jours)
On y lit l'histoire de cette brave dame, qui, après avoir perdu un 1er mari qui lui avait fait 8 enfants, en epousa un 2e
qui lui en fit 6... les deux époux successifs et la dame ayant ensuite été places dans la meme tombe . On savait
s'amuser a l'époque, chez les Puritains ! (c'est le mari numero 1 qui a du etre content de voir arriver un pote...)
On y trouve aussi la 1er sépulture de Paul Revere, un monument dédié à Benjamin Franklin,
et les tombes des victimes du " massacre de Boston" : 5 malheureux civils, exécutés par l'armée anglaise, et
dont la mort provoqua la revolution. Heureux endroit ou l'on considère que tuer 5 personnes est un massacre,
au regard de ce que l'on nous sert chaque jour au journal télévisé...
pour info , et point historique :
http://www.findagrave.com/cgi-bin/fg.cgi?page=gr&GRid=1499
http://celebrateboston.com/sites/granary.htm
quelques sites de photos :
http://www.nsrider.com/gallerymain/cemeteries/granary1.htm
http://www.szilagyi.us/gallery/blackandwhite/Cemetery1
23:53 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.02.2006
Demandez le journal !
Ici, nous avons la version Bostonienne du journal Metro.
Même principe, un quotidien distribué gratuitement, des articles courts, les grandes lignes de l'actualité locale.
L'autre jour, la 1er page proposait un article sur la contraception d'urgence, appellée ici Plan B.
Il semblerait que la firme Wall-Mart ( une sorte de compilation de pharmacie-parapharmacie, concurent direct de CVS dans le même genre) ait été poursuivie pour avoir refusé de délivrer à des femmes, pourtant munies d'une ordonnance ad hoc, ladite contraception d'urgence.
Aujourd'hui, la une est dediée au président de l' université de Harvard, démissionné pour avoir sugéré que , si l'on trouvait moins de femmes brillantes dans les disciplines scientifiques et les maths, c'était peut être pour une raison génétique. De là à imaginer que notre cerveau-pardon, notre cervelle de femme, toute impregnée d' oestrogenes et autres hormones du même genre, possèderait de facon innée les circuits qui l'amènent a l'utilsation naturelle et spontanée de l'aspirateur et des couches culotte, il n'y a qu'un pas. Mais ne faisons pas de mauvais esprit -non, non, n'en faisons pas, c'est pas le genre de la maison...
Au point ou nous en somme, j'en profiterais presque pour passer une petite annonce : jeune auteur plein de talent(s) recherche généreux mécène, qui lui pardonnerait d'avoir un cerveau qui ne soit ni fait pour calculer la taille de l'univers, ni pour tenir l'aspirateur et le biberon...
22:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2006
Motu et Lumine
J'aimerais vous parler aujourd'hui d'un endroit très spécial, le musée Isabella Steward Gardner.
Ce musée est en fait la maison d'Isabella Gardner, transformée en musée selon sa volonté, et suivant 2 principes : que les choses restent exactement telles qu ' elle les avait voulues, conçues et disposées, et que puissent entrer gratuitement toutes les Isabella qui se presenteront. Un clin d 'oeil sympathique, mais je ne m'appelle pas Isabelle, hélas. Sa collection a été constituée en 30 ans de voyages et d'acquisition diverses, et aurait été dispersée faute de descendance directe ( Isabella perdit son seul enfant d'une pneumonie à l'age de 2 ans) si elle n'avait eu l'idée de génie d'en faire don a la ville de Boston.
Ouvert en janvier 1903, il compte 2500 oeuvres d 'art de toutes sortes : tableaux, gravures, sculptures, livres anciens, etc...
Voila pour la présentation générale du lieu.
Pour ma part, je classerai cet endroit parmi les lieux magiques.
Dans les miroirs, on s'attendrait a voir surgir derrière soi la silhouete d'Ísabella, venant vous demander si vous aimez sa maison. Je suis sure qu 'elle continue a y habiter, je ne puis imaginer cet endroit autrement que hanté.
En fait, le musée lui meme est une oeuvre d 'art. Au dela de la profusion des toiles et des objets, par eux memes remarquables pour beaucoup, c 'est la manière dont tout est agencé qui crée cet effet de magie.
On peut y voir beaucoup de peintures italiennes du Quatrocento ( Boticelli, Titien, Veronese, Ucello, mais aussi Rembrandt : un très bel autoportrait de l 'artiste á 23 ans ), des sujets et objets religieux . Il y a quelque chose de délicieusement morbide dans la multiplication de ces scènes de crucifixion, de ces pieta.
Omnipresence du sacré, ou des sacrés, a travers les tableaux, vitraux et autres bancs d 'église importés
d 'Europe, les autels et sarcophages romains du jardin, tout se mélange ( art européen, fresques japonaises, meubles chinois incrustés de nacre, vestiges antiques...) pour créer une athmosphère unique.
Je croise une céramique representant une pieta, portant ces mots “O vos omnes qui transitis per viam:
attendite et videte si est dolor similis sicut dolor meus. ” et je pense au motet composé par Victoria, autours de de cette phrase. Les arts s'appellent les uns les autres, le lieu est inspirant.
Il y a d'ailleurs une grande salle, obscure pour protéger les tapisseries de la lumière, au plafond fait de boiserie sombres, qui sert de salle de concert. Un piano est installé à demeure, et j 'imagine assez ici se dérouler un bal, quelquepart entre Barry Lyndon et le Bal des Vampires.
Chacune des grandes pièces compte une cheminée, parfois gravée d 'une maxime (dont motu et lumine ) , entouree de divans “profonds comme des tombeaux” , d 'un écritoire avec plume et encrier, de chaises ornées d 'émaux...
Tout est theatralisé. Ainsi, au 2e etage, un buste de Benvenuto Cellini regarde, au travers des fenetres en arcade, le portait d 'Isabella dispose dans une autre salle. Cela rien d 'évident, il faut penser à suivre le regard de la statue pour s'apercevoir de la mise en scène.
Très beau portait, d 'ailleurs, peint par John Singer Sargent, présentant la dame dans une sobre robe noire mais les bras nus, parée de bijoux ( un collier et une ceinture de perles, des rubis comme boucles a chaussure) et posant devant une tapisserie qui semble faire éclore un nimbe autours de sa personne: de quoi sacandaliser grandement la bonne société puritaine du Boston de l'époque, ce qui fut le cas.
Au dela de tout ça, je retiendrai le jardin, qui est un univers en lui meme.
L'hivers, un accord de fleurs blanches ( arums, orchidees, azaleées) et de jaune ( jasmin, orchidees encore) .
C 'est un jardin interieur, entre le patio et le jardin d'abbaye, ceint d'un cloitre qui sert de coursive,et couronné d'un toit de verre..Les facades enclosant le jardin sont celles d'un palais vénitien, aux fenetres gothiques et à la pierre ocrée
De tous les étages, de toutes les fenetres le jardin est visible et revèle une facette differente. La, un crapeau pétrifié a coté d'une amphore, au pieds de la fontaine. Ici, une statue de Diane qui fait face a un tröne antique, ou j'imagine Isabella venir s'assoir. Etrangement, la déesse a une pose qui est presque une pose de déférence, la tete légèrement inclinée, une main remontée sur la poitrine.
Entre les fleurs, des sarcophages romain sculptés de bas reliefs, et au centre, la figure de Méduse en mosaique. On s'attendrait a croiser un faune vivant au detours d'une colonade, à voir s 'animer les statues.
J'imagine de jardin la peint par Moreau ou Rossetti, pour son je ne sais quoi de profondément paien et/ou symboliste. Il incite a la contemplation, la la méditation, comme les jardins japonnais dont il s'inspire également. On y passerait des heures, à dessiner, à écrire ou à rever.
Il est interdit de prendre des photos, mais le musée possède un site web
http://www.gardnermuseum.org/the_museum/isabella.asp
1. le mouvement et la lumiere
2. extrait de “la mort des amants”de Baudelaire
00:39 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.02.2006
La chasse à l'écureuil
Il fait si beau aujourd'hui qu'il serait dommage de ne pas en profiter et de rester cloitre chez soi.
Direction donc le grand parc denomme Boston Common . Je me devais d'y retourner , pour saluer les ecureuils.C'est tres rigolo de les voir gambader entre les arbres et la plaques de neiges residuelles, grimper aux branches, se disputer la nouriture. En voyant celui ci qui enterre precautionneusement son butin , je ne peux pas m'empecher de penser au Squirrell hysterique et malchanceux de l"Age des Glaces. Ils ont revetu leur pelage d'hivers, acajou et blanc, qui les fait ressembler a des peluches vivantes. J'adore les ecureuils! j'essaie de les prendre en photo, mais comme d'habitude ils sont trop vifs et affaires , et ne daignent pas prendre la pause assez longtemps pour que je puisse les saisir.
Je m'arrete en differents endroits pour profiter du panorama. Les grands arbres nus dessinent des entrelacs de branches brunes, j'imagine comme cela devait etre beau en automne.
Le Frog Pond s'est transforme en patinoire, l'ete c'est un bassin avec jet d'eau ou l'on peut venir pautauger et se rafraichir. Les 2 statues de grenouilles sont toujours la, l'une dans la position du Penseur de Rodin, l'autre dans celle du Pecheur a la Ligne, egales a elles memes dans une esthetique...particuliere. A cote, une aire de jeu pour les enfants, tobogans et echelles en tout genre, toujours sous le patronage de la grenouille.
Cote ambiance sonore, le clocher voisin sonne Big Ben toutes les demi heures. On entend aussi les sirenes ( police, certainement) meme si le bruit de circulartion est tres discret. Les conversations des passants, le chant des oideaux dominent.
Je repense a Jen Taranto, la chanteuse with such a pure voice, que j'ai croisee ici cet ete. Elle s'etait installee sous les arbres avec sa guitare et j'etais restee un long, long moment a l'ecouter chanter, jusqu'a qu'un orage nous interrompe et nous ramene au metro. Quelques mots echanges sur le quai, je m'inscris sur sa mailing list. Elle me faisait penser a Joan Baez, quelque chose dans l'attitude et le grain de voix.
Cet ete aussi, nous etions venus ici assister a une representation gratuite et en plein air de Hamlet... Shakespeare en VO...hum...je crois n'avoir rien compris aux dialogues, mais l'histoire et connue et le jeu des acteurs etait prenant, la mise en scene interessante : ce fut une excellente soiree.
Evidement, pour rentrer, je manque de me tromper de metro: la station de Park Street est grande et je me retrouve sur le mauvais quai : c'est la bonne ligne mais dans le mauvais sens. Argh... soyez dyslexiques, ca aide a s'orienter !! Heureusement les gens ici sont serviables, et quand vous etes perdus, vous trouvez toujours quelqu'un qui va vous donner un coup de main. Grace donc au conseil avise d'un autochtone, je trouve le moyen de regagner le bon quai, sans avoir a ressortir de la station et donc de re-payer un ticket ( un Token, sorte de petit jeton rond comme une piece de monaie). Ouf, j'ai donc echappe ( et vous aussi par la meme occasion ) a l'episode " Eurydice perdue dans le metro de Boston", - faut dire qu'avec un pseudonyme pareil, tout peut arriver !!!
Pour completer la visite, j'ai mis quelques modestes photographies en album.
18:55 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
16.02.2006
Shopping!!
Voila bien une activite incontournable pour une fille, fut-elle comme moi l'antithese de la fashion victim. Direction donc le centre commercial le plus proche, Cambridgeside Galleria. Une dizaines de minutes a pieds, et la navette -pardon, le shuttle gratuit vous prend au niveau du metro et vous depose pile a l'entree de la galerie. 3 etages et un sous sol, des boutiques comme s'il en pleuvait...et des soldes comme on reverait d'en voir en France. - 75%, autant dire, cadeau.
Me voici donc dans la caverne d'ali-baba. Au detail pres que le gout americain en matiere vestimentaire a de quoi surprendre, et depayser nos pupilles habituees a l'elegance europeenne ( hum..) . Si, en France, on a tendance a trouver majoritairement des couleurs sombres et du noir dans les rayonnages, ici, c'est une sorte de denree rare, comme si les gens aimaient bien se deguiser en perroquets...
Pour ce qui est des enseignes, certaines sont deja habituelles : H&M, Claire's, Footlocker, Guess... Restent heureusement quelques specialites exotiques. Sears et Filenes, les grands magasins dans le genre des Nouvelles Galeries. Yankee Candle, une boutique specialisee dans les bougies, bougeoirs, photophores...un peu dans le style anglais, de fort jolies choses. American Greetings, des cartes et gadgets en tous genre, de preference cul-cul, qui faisait une solderie massive des objets de saint Valenin -forcement, c'etait hier : pratique pour les retardataires ou les hyper-prevoyants tendance radin. N'oublions pas que nous sommes aux Etats Unis et que c'est le regne du kitch absolu pour ce genre de choses!!
Toujours au rayon des specialites, le tres celebre magasin de lingerie Victoria's Secret. Qu'en dire? Qu'ils ont reussi le tour de force de passer du banal au vulgaire sans passer par la case "joli"? Distrayant, mais peut on vraiment porter ces strings a plume, ces soutien gorge a gros noeuds de ruban, ces couleurs la ? L'humour americain m'echappe parfois.
Toujours est il qu'en prenant le tenmps et en chinant un peu, je repars les bras charges de sacs : des gants en cuir pour 5 $ la paire, un manteau noir ( si,je vous jure!) pour 36 $ au lieu de 150, moi je dis, ca ne se refuse pas !!
j'ajoute une echarpe en laine soyeuse, qui peut se transformer en plein de choses : etole, cagoule, marionette du muppet-show, un anneau qui parait il change de couler en foncrtion de l'humeur de qui le porte ( on va experimenter ca ), et un collier avec des pendentifs en forme d'anneaux a message, chacun portant un mot grave sur la tranche : je choisis JOY , HARMONY et INTEGRITY, qui me paraissent tout a fait refleter ma recherche actuelle.
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14.02.2006
La ballade de l'impossible
Il y avait longtemps que je n'avais trouve un ecrivain enthouiasmant ( depuis ma decouverte de Nancy Huston ) Grace a Haruki Murakami, c'est fait !
Le premier roman que j'ai lu de lui, c'est “ Au sud de la frontiere, a l'est du soleil”. Titre enigmatique aui m'avait attiree, comme la 4e de couverture. Une histoire d'amour impossible, un heros au destin tragique...tout ce qu'on aime!
Ensuite, ce fut “ les amants du spoutnik” devore en 3 heures dans le TGV entre Aix en Provence et Paris . Ah, quand un bouquin vous happe et ne le laisse pas refermer avant la derniere page!
Ce que j'aime chez cet auteur, c'est, pour commencer, l'absence de folklore. Cela se passe au Japon, dans un Japon contemporain, mais finalement ca pourrait se passer n'importe ou , ou a peu pres.
L'intrigue s'inscrit toujours dans le quotiden concret des personnage, on les voit vivre, et, ponctuellement la folie s'invite, la derealisation s'opere...
Je ne sais pas si l'on ressort different de ces romans, mais il est certain que l'on n'en ressort pas indifferent.
Ma lecture du moment : La ballade de l'impossible.
Etrangement, ce titre ressemble un peu a mon sejour aux Etats Unis, :comme quoi, il n'y a pas de hasard, pas plus chez Murakami qu'ailleurs.
23:10 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'hivers, le vrai !
Cela devait arriver : nous avons eu la neige!
Un dimanche a floconner, resultat de la neige quasiment jusqu'aux genoux en fin d'apres midi.
Bizarement, c'est ce moment la que nous avons choisi pour sortir faire des courses ( ah, la chasse au bitoniau de tiroir dans un magasin style Castorama mais beaucoup plus grand...avec le vendeur le plus serviable que j'aie jamais vu, au demeurant) .
Grace a cette ballade, 20 minutes a pieds au milieu de nulle part, (precisement, entre la station de metro et le magasin Home Depot) dans la nuit et la neige, j'aurai experimente la formation de glace sur mes lunettes, et la transformation de la larme en glacon au bout du cil !
Ce matin, grace a l'intervention des chasses neiges, les grands axes sont degages mais la quantite de neige accumulee sur les trottoirs et dans les petites rues reste non negligeable.
Au bord des routes , avec le passage des voitures et des chasse neiges, la neige s'est transformee en une espece de gadoue Partout ailleur, elle s'etend en un manteau eblouissant, qui rend necessaire le port des lunettes de soleil et une attention accrue a l'endoit ou l'on pose les pieds.
Je pense avec amusement aux Marseillais qui s'affolent et se cloitrent chez eux avec provisons d'huile, de sucre et de riz au moindre flocon et decretent 5 cm de neige comme catastrophe naturelle.
00:32 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2006
Microcosmos
Hier soir, j'ai vu Microcosmos... rigolo, toutes ces petites bestioles ! et au moins, pas de souci pour saisir les dialogues ....
00:07 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.02.2006
On peut rire de tout mais pas avec n'importe qui
Le monde ouvert à ma fenêtre
Que je referme ou non l'auvent
S'il continue de m'apparaître
Comment puis-je faire autrement
Je re pense a ce couplet d'une chanson de Ferrat ( je ne chante pas pour passer le temps) quand les echos de l'actualite me reviennent jusqu'ici.
Je pense a cette histoire d'un patron de presse en France (France Soir) limoge pour avoir publie des caricatures. J'imaginais venir d'un pays laic, ou la liberte d'expression est de mise, pas d'un endroit soumis a la loi des fanatiques.
Il me semble me souvenir des caricatures de Charlie Hebdo au sujet du pape, de la succession de jean paul 2 / benoit 16 , qui n'avaient rien de tendre, et pourtant, personne n'est descendu dans la rue, personne n'a ete licencie, personne n'a ete menace de mort. Est ce la preuve que l'on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui? Je ne comprendrai jamais qu'on demande la mort d'un homme pour de l'encre sur du papier.
Il faut croire qu'il n'y a pas eu de progres depuis l'affaire des Versets Sataniques, et la fatwa lancee contre Salman Rushdie. c'etait en 1989.
Nous sommes en 2006 et encore une fois, la demonstration de la religion comme un enjeu de pouvoir, d'oppression et de manipulation se fait sous nos yeux. Du fanatisme comme insulte a la foi elle meme.... M'est avis qu'il faut toujours s'inquieter des gens petris de trop de certitudes, trop preoccupes de purete et de verite : ils finissent toujours par vouloir vous tuer pour votre bien (les buchers de l'Inquisition, et autres autodafe en ont temoigne en leur temps).
Une derniere question : dans quelle mesure suis je soumis aux dogmes et interdits d'une religion a laquelle je n'adhere pas?
Ainsi, je veux bien que l'islam interdise aux musulmans de representer le prophete. mais j'imagine que le danois a l'origine de ces dessins , lui, il n'etait pas musulman, donc en quoi etait il concerne par ce tabou? que signifie cette contagion de l'interdit? apres le politquement correct, voici l'ere du religieusement correct? n'est ce pas d'ailleurs un peu la meme chose?
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