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  • Venise, suite

    La question de l’hébergement est résolue ! Apres un nombre non négligeable sites épluchés, de mails envoyées et  une petite étude de marché  -tableau Excel à l’appui, avec prix, situations, particularités et cie… déformation professionnelle oblige, j’ai trouvé non pas la perle rare (on ne pourra le dire qu’après !) mais une solution satisfaisante.

    Comme je le disais dans mon précédent post, mon idée première était de louer un studio, mais finalement les seules offres à prix correct offraient des prestations qui ne m’emballaient pas des masses : je ne sais pas vous, mais payer 80 à 90 € par nuit pour dormir sur des lits d’appoint ou un convertible, fut ce à Venise, je trouve ça un peu abusé. Heureusement les draps et serviettes de toilette sont fournis, mais il faut ajouter au prix de la nuitée celui du ménage, à moins de vouloir économiser 30€ et passer la dernière matinée le balai à la main. Pour les autres, les prix par nuit ont tendance à s’envoler aussi haut que  ceux des hôtels .Bref, pas forcément aussi avantageux que ça en avait l’air de prime abord. Ou alors LE bon plan était caché sur un autre site, ou dans la part non négligeable de contacts qui n’ont jamais daigné répondre à mes mails.

    Je me suis donc réorientée vers les B&B et chambres d’hôtes, grâce à un site spécialisé. Là aussi, une large gamme de propositions, localisations et prix de toutes sorte. J’ai fini par trouver une proposition sympa, qui mixe location de studio et B&B, puisque le propriétaire spécifie que la chambre qu’il loue possède une salle de bain ET un petit coin cuisine. Bref, un studio chez l’habitant, avec petit déjeuner, linge et ménage compris, à un tarif raisonnable pour Venise, dispo à nos dates, que demander de plus ! Bon, c’est à peu près le double du prix que nous mettons  pour une chambre d’hôtel lors de nos vacances en France, mais obtenir une prestation qui a l’air correcte pour une somme inférieure à 100€ la nuit cela semble déjà pas mal quand on voit ce qui est couramment pratiqué. J’ai un moment hésité avec une chambre sans cuisine, moins chère et, si on se fie aux photos, située dans une magnifique maison  sur le Lido. J’ai finalement laissé tomber, voyant que les tarifs du vaporetto, obligatoire pour faire la liaison Lido-Venise, mangeait complètement la différence de prix avec un logement plus central.

    Nous logerons donc dans le quartier de Santa Croce, pas très loin de l’arrêt de vaporetto « San  Stae».

    Petit détail rigolo, c’est après avoir échangé une quinzaine de mails en anglais avec le propriétaire qu’on s’est aperçu, de son côté que j’étais française, et du mien qu’il parlait non seulement un parfait anglais mais aussi un excellent français !

  • Venise !!

    Depuis le temps que j’en rêvais ! Ce ne sera pas une découverte, plutôt une redécouverte, j’y suis allée 2 fois déjà mais j’étais très jeune (11 ou 12 ans au max la dernière fois) et je n’en ai que des souvenirs partiels. Y retourner, j’en avais très envie depuis longtemps, mais toujours une bonne raison pour ne pas passer à l’acte : pas le bon moment, les sous, le boulot, l’année prochaine peut être, un jour …. Et puis je me suis dit que c’était avec ce genre d’argument qu’on ne faisait rien et qu’on passait à côté des choses. Qu’on avait qu’une vie et qu’il fallait parfois oser, tout simplement. Et que cette année nous avons tous les deux 40 balais et que ça se fête. Dont acte. J’ai réservé nos billets d’avion samedi matin et depuis je pense que je pourrais danser la farandole non-stop en chantant sur tous les tons « on va à Venise ! On va à Venise ! »

    J’avais ciblé le début du mois de mai, pour profiter des ponts (raccord, avec Venise) et puis finalement, de comparatifs en comparatifs, l’aller-retour en avion au bon prix et aux bons horaires nous est passé sur le nez quasiment en live. Mais comme finalement nous n’avons pas de contrainte qui nous oblige à nous aligner sur les fériés ou les vacances scolaires, nous avons décalé les dates du séjour et là, miracle, un vol AR à moins de 120 euros par personne, vols directs, à des horaires sympa. Nous partons 5 jours, cela nous laissera 3 jours pleins plus une demi-journée, puisque nous atterrissons en fin de matinée, pour visiter la Sérénissime.

    Maintenant que le vol est acheté, il me reste à trouver l’hébergement. J’ai donc passé de nombreuses heures à éplucher le net et les sites spécialisés, envoyé des dizaines de mails de demande de disponibilité … Déjà, pas question de loger à Mestre, je veux loger dans Venise, histoire de pouvoir faire le maximum de trajets à pieds et de ne pas être tributaire du vaporetto ou autre train. J’ai également laissé de côté la formule « hôtel », d’abord à cause des prix assez prohibitifs des chambres, ensuite parce que je me souviens bien qu’en Italie, payer cher pour une chambre d’hôtel ne garantit pas la qualité de la prestation offerte. Je me suis donc orientée vers les studios loués à la nuitée, (histoire de bénéficier d’un coin cuisine qui permettra de se préparer petit déjeuners et pique-nique donc de baisser la note globale du séjour), et les B&B ou chambres d’hôtes. A ce jour, rien de fermement réservé mais quelques pistes qui ne devraient aps tarder à se concrétiser.

    Et je commence aussi à me plonger dans une activité qui me plait beaucoup : la planification du séjour. Que voir, dans quel ordre, pour optimiser le temps sur le séjour mais sans que celui-ci ne se transforme en une cavalcade touristique à la japonaise. Je surfe donc de site en site, Routard, forums de voyageurs, site de passionnés, sites officiels et officieux …. Là aussi, rien n’est encore fixé mais je commence à apercevoir le dessin du séjour, avec des incontournables, des options et bien sur la place pour l’improvisation.

    Je suis preneuse de tous les conseils, tuyaux et récits de voyages et autre anecdotes que les lecteurs de ce billet ayant fait la « Venice experience » voudront bien me laisser !

  • Safari "On the rocks"

    Ou « comment utiliser les réglages manuels de son APN quand on ne sent plus ses doigts » 

    En effet, j’avais fait allusion dans un post précédent à mon espoir secret de pouvoir à nouveau photographier les fontaines d’Aix en version glacée. Grace à la journée de neige de ce week end , les températures ont bien chuté et j’ai pu m’apercevoir samedi soir, en sortant du resto et en raccompagnant les amis avec qui nous avions passé la soirée, que quelques jolies stalactites ornaient les fontaines du cours Mirabeau. Comptant que la température ne remonterait pas pendant la nuit et qu’il n’y aurait pas de pluie, j’ai décidé de revenir dimanche dès potron-minet pour un nouveau safari photo.

    Je suis donc arrivée en ville vers 8h, (pas trop de soucis pour garer à ces heures ci), APN en main et prête à affronter les -3° et le petit mistral . Bien couverte, j’avais opté pour la version mitaines , croyant parvenir à ménager la chèvre et le chou entre ne pas être main nues et arriver à manipuler l’appareil… chou blanc car je me suis très vite retrouvée avec les doigts rouge vif, ankylosés et douloureux à cause du froid ! Je m’en suis donc remise pour la peine aux programmes automatiques et semi-automatique de l’appareil, ayant déjà du mal à actionner le bouton de déclanchement et de mise au point. Le luxe dans ces circonstances, c’est qu’on a un peu la ville à soi pas de voitures ni de piétons intempestifs pour s’incruster dans le champ. J’ai même pu traverser tranquilou le rondpoint de la Rotonde pour aller faire mes clichés directement au pied de la fontaine, une manouvre que j’hésiterais à faire en temps ordinaires. Ça valait le coup car les embruns gelés avaient confectionné aux angelots de seyants manteaux blancs à franges, les cygnes n’étaient pas en reste et les masques qui ornent la coupole supérieure de la fontaine, eux, arboraient des barbes de glace du meilleur effet. De quoi s’amuser, surtout avec le soleil levant en contrejour.

    Je me suis aussi beaucoup amusée avec la fontaine moussue, qui conjuguait stalactites en tous genres et billes de glace, emprisonnant les brins d’herbe et de mousse. L’occasion de s’exercer au mode macro mais aussi de faire une ou deux cascades du genre « oops une plaque de verglas ! « -forcement, quand on scrute un glaçon pour déterminer son meilleur profil, on ne regarde pas trop où on met les pieds … D’ailleurs j’ai testé un certain nombre de prises de vues très « expérimentales » sans vraiment savoir ce que cela pouvait donner, tout en essayant de protéger quand même l’objectif des projections d’eau (car oui, fontaine + vent = objectif éclaboussé). La fontaine d’eau chaude, elle, offrait moins de possibilités. A cause de sa température, pas de glaçons spectaculaires, juste une frange de stalactites sur les fougères au ras de l’eau, avec de petits effets de reflets sympathique. Les 4 dauphins, quant à eux, étaient secs et stoïques donc pas beaucoup d’intérêt pour cette fois.

    J’ai fini par battre en retraite après une bonne grosse heure, moins par impression d’avoir pris toutes les photos qu’il y avait à prendre que par lassitude du froids. Précisément, c’est quand j’ai commencé à ne plus sentir mes cuisses en plus de mes mains, je me suis dit qu’il était temps d’arrêter. La batterie de l’APN commençait elle aussi à donner des signes de faiblesse (chargée à fond pendant la nuit, déchargée de moitié en un peu plus d’une heure de prises de vues, est-ce là aussi l’influence du froid ?? ) J’ai donc clos ma séance par une halte chocolat chaud au Léopold, bar d’hôtel parfaitement cosy, art déco et jazzy .

    Les résultats seront visibles « asap » ( c’est-à-dire après transfert et tri ) sur ma galerie Flick .