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Boulot - Page 2

  • Un de perdu ...

    Il y a des fois où le « destin » semble prendre pour nous les décisions que l’on n’ose prendre.

    En effet, on m’a expliqué ce matin que je quittais mon poste dans 1 mois : période d’essai non concluante.

    Après 4 mois à essayer de me convaincre chaque jour  de rester malgré l’impression déplorable que m’avait fait la boite dès le début et malgré mes craintes, mes difficultés, mes doutes et autres déconvenues, finalement c’est acté, je ne resterai pas.

    Cela n’a fait que confirmer ce que je savais déjà : je ne suis pas faite pour l’administration et la fonction publique ! Certains en rêvent, pour moi ce fonctionnement lent, rigide et hyper hiérarchisé aura été un cauchemar. Je peux donc dire que du coté entreprise aussi, la période d’essai n’a pas été concluante, avec un processus d’intégration et une « séduction » du l’employé nouveau tout à fait inexistants.

    J’avais été choisie pour mon coté « atypique par rapport à la structure », je pense que c’est aussi ce qui aura causé ma perte.

    Bref,  malgré toute la bonne volonté qu’on voudra, nous n’étions pas faits pour travailler ensemble.

  • La première victoire de l'année

    2009 s’était terminée sous le signe du renouveau professionnel : une démission, une reconversion, le tout dans une ambiance de régénération particulièrement agréable.

    2010 commence dans la foulée, avec cette ambiance de satisfaction et d’espoir.

    Je me demande si on peut « tomber amoureux » d’une entreprise et d’un métier comme d’une personne, tant j’ai l’impression, depuis que j’ai commencé mon contrat pro, d’avoir cette même force intérieure et cette même joie de tous les instants.  Chaque jour, j’apprends quelque chose de nouveau, je nourris mon esprit, mon présent et, j’espère, mon futur aussi.

    Le sentiment de victoire que j’ai ressenti quand j’ai pu concrétiser mon souhait d’entamer une formation m’a donné un peps que je n’avais pas eu depuis très longtemps. Sans doute parce que pour la 1er fois, j’ai réellement choisi ce que je voulais faire, et j’ai œuvré sans m’économiser pour que cela arrive. Il a fallu aussi un coup de pouce du destin, qui mériterait bien un cierge de remerciement pour le Grand Esprit.

    J’ai l’impression de vivre une période très privilégiée en ce moment, sans doute me paraît-elle d’autant plus faste que les périodes précédentes ont été dures. Je redécouvre le plaisir de travailler, de s’investir, de bosser sans compter ses heures. (enfin, en les comptant juste assez pour le pointage des heures sup’, qui mettent quand même du beurre dans mes épinards de smicarde)

    Bien sur, il ya des fois où j’ai l’impression que la tâche me dépasse, comme une petite souris devant le Mont Blanc, avec la peur de me planter, de ne pas y arriver. Bien sur, c’est un rythme de vie intense et fatiguant, qui impose de faire pas mal de sacrifices à coté. Bien sur aussi, je suis en CDD et n’ai aucune garantie d’être gardée par l’entreprise qui m’accueille aujourd’hui. Mais qu’importe : c’est du bonus tous les jours.

    J’ai aussi la chance de faire partie d’une promo de formation où règne une très bonne ambiance, avec des gens sympathiques que j’ai plaisir à retrouver et à côtoyer : ça compte.

     

    La première récompense tangible, c’est la note qu’on nous a rendue aujourd’hui, après rendu et soutenance d’un 1er mémoire en décembre. Au final, j’ai obtenu A à l’écrit comme à l’oral, soit la note maximale. Et bien…c’est fort agréable pour l’égo ! ça fait plaisir, c’est récompensant pour le travail accompli et encourageant pour la suite.

    Ce A à l’oral, commenté d’un « vous êtes très à l’aise à l’oral et très claire dans vos exposés » me rappelle immanquablement la lycéenne à la voix inaudible, terrorisée par l’idée de prendre la parole en classe, l’étudiante qui a foiré sa soutenance de maitrise par timidité (et manque de préparation), la chanteuse qui a failli vomir ou pleurer sur scène par excès de trac…

    Je me dis que j’en ai fait du chemin, les années passant, pour arriver aujourd’hui à cette réussite. Cela me permet aussi de me défaire en partie de cette anxiété devant l’évaluation : autant les contenus de formation étaient des sortes de gourmandises, autant l’idée d’être en situation d’examen et d’être noté me mettait plus mal à l’aise.

    Reste à voir comment va se passer, vendredi, le 1er « devoir sur table » de la série et de l’année…Reste aussi à maintenir le cap et le niveau pour les épreuves à venir, car elles sont nombreuses.

  • Es ist vollbracht

    C’est accompli.

    Je trouve dans ma boite à lettre l’accusé de réception de ma lettre de démission, envoyée vendredi. J’aurais pu mieux faire en terme de formulation, résumer la situation pourrie qui m’a amenée à démissionner, notifier leur refus de négocier une rupture conventionnelle de contrat, lister les précédents courriers restés lettre morte, rappeler toutes les irrégularités dont ils se sont rendus coupables, bla blabla…Mais non, je suis allée au plus court et au plus direct, sans justifications ni explications.

    Je m’en vais.

    J’avais déjà quitté virtuellement cette association depuis longtemps, ayant depuis plus d’un an entamé des recherches actives d’emploi ailleurs. Je l’avais quitté physiquement depuis avril, en arrêt maladie prolongé pour cause de burn-out. Un temps mis à profit pour me reposer mais aussi pour me battre. Me battre contre eux pour obtenir mes droits, me battre pour moi, pour m’assurer un avenir meilleur. Il faut croire que j’ai eu raison, puisque mes démarches ont abouti, et que j’entame lundi un nouveau cycle professionnel. Adieu donc le monde de l’insertion et du social, j’ai donné 8 ans à aider les autres, je passe à autre chose. Un peu dégoutée de ce milieu, pour y avoir croisé trop d’hypocrisie, de magouilles, de mesquinerie et autres petites choses dégueulasses, mais riche aussi de toutes les belles rencontres que j’y ai faites : certain(e)s collègues, bénéficiaires, etc.