Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/03/2006

Coming out....

Vous savez quoi? J'adore etre ici !

Aussi paradoxal que cela paraisse, je me sens bien dans cette ville, un peu comme chez moi.  J'aime bien ces maisons en bois aux facades colorées, les bâtiments en brique rouge et pierre blanche du quartier de Harvard , les ornements de cuivre envahis pas le vert-de-gris. Je m'amuse de la maniere dont les gens décorent leurs jardins ( ah, les flamands roses en plastiques plantés au milieu du gazon... les nains de jardins n'ont qu'a bien se tenir!! ). J'aime la manière dont les parcs et les arbres sont omnipresents ( ainsi que les écureuils, comme il se doit).
Quand je marche dans les rues de Cambridge, je n'ai pas l'impression d'être aux Etats Unis. Je ne réalise pas que je suis si loin de chez moi.
Le dépaysement me prend lorsqu'approchant, à pieds, en  vélo ou en métro, de la Charles , je surprend cette incroyable skyline, avec les buildings. En face de moi, Boston. Waouh.

Ici , tout semble etre conçu de maniére d'abord ludique avant toute autre possibilité.
Il y a le Stata Center, un immense immeuble qui ressemble a un légo déstructuré, aux couleurs improbables.
Il y a les feux rouges qui font "cui-cui" ou "bip-bip" pour vous prévenir s'il est temps ou pas de traverser, avec un décompte des  secondes sur un panneau lumineux : si vous etes sourds, fiez vous aux panneaux, si vous etes aveugles, aux bruitages, ..personne n'est oublie. Ainsi, au croisement de Ames Street et Broadway, vous avez 21 secondes ( c'est précis, hein ?) pour vous rendre de l'autre coté de la rue, le compte a rebourg s'amorcant des le changement de couleur des feux.( qui sont, faut il le rappeller, de l'autre coté du carrefour : pas question donc de ss'arrêter au pieds du feu rouge comme en France!)
Dans la station de métro ( qui, ici, s'appelle le T) de Kendall, celle qui dessert le MIT et mon quartier, il ya de grandes fresques racontant la fondation de Cambridge, l'évolution de la cité et les grandes découvertes scientifiques. La vraie originalite, c'et le  " Kendall Band  " , une intallation compose de 3 instruments de musique a disposition du public : le Pythagora's :( "swing the handle slowly back and forth and lend the hammers sound the bells" :. il s'agit d'actionner une poignée qui met en branle un mécanisme, lequel fait taper des marteaux sur des cylindres métaliques suspendus entre les 2 voies. Quand les marteaux touchent les cylindres, cela produit un son très agréable, plein d'harmoniques, quelquepart entre les bols tibetains et le xylophone ) ; le Kepler ( élipse in F# ) où la manivelle va actionner un marteau qui viendra heurter un grand cercle métalique ; et le Galileo, une plaque de métal qu ondule, un peu dans le genre genre scie musicale. Comme vous l'aurez remarqué, les noms comme les procédés sont des hommages a quelques figures de l'histoire des sciences.
Dans les rames, et particulierement sur la Red Line, l'essentiel des publicités est dédié aux écoles et universités, avec a disposition des coupons pour s'inscrire ou demander des renseigmenents. Quintescence de la ville universitaire. Même le nom des rues ( Galileo Galilei Way, par exemple) ou des certains batiments ( EMC2 ) s'y mettent.
Il y a aussi les batiments du MIT, avec son dome et ses colonnes a la greque, tout blanc face la la rivière, déroulant un campus plus grand que le centre ville d 'Aix.
On croise toutes sortes de gens, des étudiant(e)s venus des 5 continents, des messieurs sérieux en costume, des jeunes en baggy, des excentiques et des passe-muraille,   des touristes et des autochtones,  le tout formant un meli-melo cosmopolite et anti-monotonie.

J'aime bien ici l'impression d'espace, comme si la ville était un champ ouvert, un terrain d'aventures et de découvertes. Le sentiment de liberté. Rien de froid comme on pourrait l'imaginer d'une ville américaine : je me sens plus en sécurité en marchant seule dans les rues de Boston que dans celles de Marseille.

Voila, tout ca pour dire que je réalise la chance que j'ai d'être ici et faire cette expérience, quoi qu'il arrive par ailleurs.

01:12 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

05/03/2006

Chapeau!

Adieu elegance, gothitude et compagnie : je viens donc d'investir dans un bonnet ! 
Enfin, un bonnet...j'ai resiste a l'appel du bonnet peruvien avec les tresses sur le cote ou du bonnet de laine multicolore avec ou sans pompom, fort en vogue ici. J'ai  opte a la place  pour un chapeau cloche ( bien nomme, il decrit parfaitement ce dont vous avez l'air en le portant) en simili peau, noir ( quand meme ) . Sobre. Et discret. *

*private joke,  clin d'oeil a Insane et Melmothia.

20:18 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (2)

01/03/2006

A Table !

Pourquoi suis je toujours aussi déconcertée ici quand je dois aller faire les courses?
Etrange expérience que d'errer dans les rayons d'un supermarché, le panier a la main, en se disant " c'est bien sympa tout ca, mais OU est la nouriture ??" Pauvre Froggy perdue chez l'Oncle Sam ! J'ai du mal a me faire aux collections de succédannés d'imitation de produits, aux oeufs pré-battus vendus en brick, aux saucisses sans porc et autres beurres de cacahouète.
On finit par se retrouver avec un panier plein de choses inconnues, plus ou moins identifiables. Heureusement, quel que soit le pays, une pomme reste une pomme ; une laitue, une laitue, cela simplifie une partie de la manoeuvre. Et l'on peut trouver quelques produits francais ( Nutella, moutarde Maille, confitures et biscuits Bonne Maman) qui changent agréablement des pseudo-chocolats, condiments bizarres et coockies archi-sucrées . Car tout semble être de préférence sucré : les fabricants ne sont pas avares de High Fructose Corn Syrup, que l'on retrouve a peu près partout, des boissons aux gâteaux, en passant par le pain, les saucisses et l'apprêt du poulet roti.
Ainsi, la seule maniere de procéder, c'est le testing par essais-erreur. On achète un truc, on le goûte , et ensuite on le range dans la catégorie : choses a racheter, choses a ne pas racheter, -voire choses à ne surtout pas racheter !
Ce qui est surprenant, c'est la quantité et la variété incroyable de sodas et jus de fruits proposé, l'omnipresence de la junk food.: chips, barres chocolatés et sucreries en tout genre, ...
Côté jus de fruit, j'avoue avoir trouvé quelques bijoux, comme du jus de cerises noires ( 100% jus de cerises , pas de sirop de maïs, pas d'additif, rien, que de la cerise...ca ressemblait au jus des conserves de cerises faites par mon arrirère grand mère, c'est dire !), le jus de Cranberries( introuvable en France) , et du duo orange-mangue de la marque Nantucket Nectars. Evidement, les quantites et les unites de mesure n'étant pas les memes, la bouteille standart contient 18 fl oz ( 18 fluid ounces, soit 53.23 centilitres), on est loin des canettes de 33cl.
Ce qui est surprenant aussi, c'est l 'aspect globalement très aseptisé de cette nouriture, ce qui sert peut-être la sécurité alimentaire, mais certainement pas le goût. Il n'y a qu'a voir les fromages: point de camemberts coulants ou de roquefort fleuris, que du pasterisé, tendance plastifié.
L'idée de produit de saison semble aussi etre une vue l'esprit : nous somme en plein hivers et j'ai vu des barquettes de fraise et des peches ... C'est comme si tout devait être disponible tout le temps, et de préférence a profusion, histoire d'éviter au consommateur le moindre sentiment de frustration.

00:30 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (1)