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20/05/2006

Parabole

L’ange arriva et pris Job par la main.
"Viens, lui dit il, je veux te montrer quelque chose" Job , au début, était réticent à suivre cet ange venu de nulle part. Dans son monde connu, il n’y avait rien de grand mais tout était à ses yeux confortable, il ne voyait pas pourquoi il devrait poser son regard si loin. Mais l’ange insista, tant et tant que  Job finit par céder. Il avait su trouver les mots, et l’homme le suivit .
L’ange lui ouvrit une porte et lui dit  : "Regarde : ici tu trouveras l’art, l’amour, la vie et la passion" Job n’osait entrer. L’ange l’encouragea "Vas y, entre ! Goûte l’eau des fontaines, respire le parfum de ces fleurs, écoute ces musiques" . Job fit un pas en avant, puis plusieurs. Il s’étonnait de trouver ces merveilles à portée de sa main.
Le regard de l’ange l’accompagnait. "Aimes tu ce que tu vois, ce que tu sens ici ?"  lui demandait-il. Job , toujours méfiant, ne répondait pas, mais se sentait empli de choses nouvelles, d’espoirs et de plaisirs inédit.
Il voyait s’ouvrir devant lui un monde de lumière,  se dessiner une voie à laquelle il n’aurait jamais songé. Au fil de ses découvertes, il prenait conscience de la fadeur de sa vie d’avant. Il réalisait combien il avait vécu à l’étroit en contemplant l’immensité d’amour qui s’ouvrait devant lui.

Enfin, il répondit "Ange ! C’est cette vie que je veux !"

Et l’ange claqua la porte, en disant "Elle n’est pas pour toi"

 

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17/05/2006

Une page se tourne

Je ne retournerai pas à Boston.

 

Vous qui me connaissez dans la vraie vie, s’il vous plait, ne me posez pas de questions. Gardez vos pourquoi, épargnez moi d’avoir à expliquer une évidence qui me fait tant de mal.

Ce n’est pas ma décision, mais je dois faire avec ce choix que l’on m’impose

 

A partir d’aujourd’hui, il me faut inventer un nouveau chemin.

Je ne sais pas encore lequel ni pourquoi.

Je n’ai pas encore l’envie de continuer.

 

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02/05/2006

Atterissage sans douceur

Apres un voyage retour long, éprouvant autant que fatiguant, me voici de nouveau dans mes pénates aixoises. Je me suis retrouvée dans un bain soudain de France, me sentant comme étrangère dans ce pays qui est pourtant le mien. Dans le TGV, plongeon dans la beaufitude , ayant la grande chance de me retrouver au milieu d’un nid de supporter de l’OM commentant avec un accent gras le match contre le PSG…Dans le wagon restaurant, une jeune femme blonde parle un anglais approximatif teinté d’un fort accent slave à un gars qui la tient par la taille –merci Internet… La France à travers les vitres du train défile et ressemble à une carte postale, entre printemps et soleil, mais je n’arrive pas à m’émerveiller.
Je me suis fait remarquer à l’aéroport puis dans l’avion avec mes larmes de crocodiles, mais je t’ai vu pleurer aussi, toi, quand j’ai franchi la ligne qui indiquait que nous n’étions déjà plus dans le même pays. Faire ce pas me paraissait au dessus de mes forces, c’était un arrachement physique, doublé de tant d’incertitudes…il a bien fallu pourtant.
En retrouvant mon appartement, je n’ai pas pu dire « je suis chez moi ».  Tout me semblait à la fois trop grand et trop petit, insipide, les questions de l’entourage étaient comme du vinaigre versé sur une peau à vif.
 
Lundi, jour du muguet, j’ai zappé les clochettes pour une grasse matinée que j’espérais réparatrice. L’après midi, il a fallu commencer à défaire les valises…Mon dieu que c’est déprimant, de défaire les valises dans ces conditions. Trier, ranger, classer, archiver en quelque sorte ce qui vient d’être vécu, dans le tiroir à souvenirs. Memento quia pulvis est , et in pulverem reverteris. Il m’a semble sortir de mes valises à la fois des pépites et des monceaux de cette poussière là.
En fin d’après midi, je rejoins des amis pour un tea-time rapidement transformé en apéro, et apprends que mon hôtesse s’est très récemment fait demander en mariage par son amoureux…( je veux la recette !!)
 
Mardi, reprise du travail. Après une « nuit » de 3 heures, renouer avec les joies de la sonnerie du réveil, les embouteillages, et tout ce qui fait le piment de ce boulot.
Attendre à la porte que les collègues ayant les clés arrivent.
Constater, une fois entrées dans le centre de formation, que la porte blindée a été attaquée au pieds de biche pendant le week-end.
S’apercevoir aux hululements sinistres dans les escaliers que le voisin du 3e étage est sorti de l’hôpital psychiatrique* , qu’il a pour une raison obscure omis de fermer son robinet, que l’eau ET le plafond sont tombés sur le photocopieur du 2e étage…
Faire un point sur les dossiers à reprendre et voir que les documents « ad hoc » ne sont plus les mêmes.
Enfin rencontrer le seul stagiaire ayant daigné se déplacer de la journée, un pauvre type, toxico sous méthadone, complètement au radar, et qui entend exercer le doux métier de grutier ( hum… est ce bien raisonnable ? compte-t-il prendre au pieds de la lettre l’expression « il m’est tombé dessus à l’improviste » ?)
Mais surtout, retrouver les collègues de l’équipe, se raconter nos vies, rigoler entre filles .
 
Ça fait du bien l’amitié.
 
 
 
* Voir sur le blog d’Hélène, « conseillère en insertion » le post sur Chewbaka…
 

 

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