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21/07/2006

Pique Nique

Me voici de retours de la capitale : 4 jours à Paris pour prendre mon bain de jouvence gothistique !

Le prétexte, c’est le pique nique annuel organisé par le site Internet Netgoth, où je traîne régulièrement depuis quelques lustres. Chaque année depuis 98, le samedi suivant le 14 juillet, les goths de France et de Navarre se retrouvent sur la pelouse du château de Versailles pour prendre l’air, deviser et faire connaissance IRL. C’est le 2e opus pour moi.

Nous nous retrouvons donc une centaine de corbeaux posés sur l’herbe tendre près de la « pièce d’eau des suisses », à l’ombre des grands arbres.

Arriver à Versailles fut en soi une aventure : 3 heures pour arriver depuis Rosny, aidés par les embouteillages sur la A86, et la fausse bonne idée de prendre les chemins de traverse pour zapper les encombrements. Appliquant la loi de Murphy qui dit qu’un raccourci double généralement le temps de trajet, nous visitons le Val de Marne et l’Essonne. Vers 14h, nous arrivons finalement à bon port, et nous installons par terre, une cape en guise de nappe, sortant poulet roti chips et rosé frais de la glacière.

Une fois un peu restaurés, nous commençons à faire le tour des îlots et des petits groupes posés ça et là. L’occasion de faire connaissance avec les nouvelles têtes, de retrouver ceux et celles avec qui on avait sympathisé l’année dernière et que l’on n’avait pas revus depuis, de glaner de nouveaux contacts MSN. L’occasion aussi de faire des photos en nombre : portraits de famille, vues d’ensemble, clichés rigolos pris sur le vif…bref, tout ce qu’il faut pour se fabriquer des souvenirs.

Cette année, un photographe professionnel était présent, cherchant des modèles pour son book perso, et nous avons eu droit aussi à un reportage assorti d’interviews, sans savoir ou et quand ce serait diffusé.

Nous avons également eu la visite d’un petit groupe de jeunes gens à la mode, vêtus de T-Shirt oranges et de lunettes de surfeurs, venus nous aborder et s’enquérir de nos mœurs. Visiblement, ils ne connaissaient les goths qu’à travers les émissions de M6 ou TF1, et semblaient tout émotionnés d’en rencontrer des vrais. J’avais un peu de mal parfois à voir si leurs questions se formulaient au 1er ou au 2e degré, surtout quand nous avons eu droit au «  Mais vous êtes chrétiens ? Vous croyez en quoi ? » Ahem…étant rassemblés su le tapis une prêtresse de Odin, une sataniste et une agnostique, nous proposons d’aller chercher deux amis, l’un musulman l’autre catholique, pour faire bonne mesure. (Allez, les goths c’est comme les boites de Quality Street, un assortiment de plein de choses !!) Au final, ils nous proposent de faire des photos ensemble ( orange et noir, ça fait joli), et nous promettent de revenir l’an prochain mais en noir cette fois.

Vers la fin de l’après midi, les rangs commencent à se clairsemer. Une soirée a lieu le soir même aux Caves Saint Sabin, et ceux qui envisagent de s’y rendre plient bagage pour aller se refaire une beauté.

Nous faisons partie des derniers des mohicans sur l’herbe, et ne levons le camps que vers 20h.

Cette fois, en prenant le bon, chemin, nous ne mettons que 30 minutes pour rentrer, et nous nous écroulons sur le canapé : c’est fou ce que ça fatigue de rester une journée assis dans l’herbe à ne rien faire !!!

 

11:21 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06/07/2006

Paradis et Enfer

Celui qui a dit que le silence qui suit Mozart est encore du Mozart ne s’est jamais trouvé au sortir d’un concert pris dans la foule ses supporters bramant une joie hystérique liée à la victoire de leur équipe favorite en demi-finale de la coupe du monde de football…Le concert avait lieu à Martigues, dans l’église de la Madeleine   (une église du 17e, baroquisante, avec ses tableaux maniéristes et ses faux marbres peints, ses angelot en trompe-l’œil et ses flonflons dorés).                                                                                                                                                             Le Quatuor Enesco, auquel s’est rajouté en 2e partie un piano, nous a joué 2 pièces de Mozart (bicentenaire oblige), puis une heureusement brève œuvre contemporaine, et a terminé avec le quintette pour cordes et piano opus 57 de Chostakovitch.  Je ne connaissais pas cette dernière œuvre, et l’ai découverte avec beaucoup d’intéret. Très russe, alternant des couleurs allant du quasi contemporain au très romantique, avec un scherzo dansant comme une musique espagnole…Moment de grâce musicale, avec un 1er violon virtuose, au toucher d’archet étonnant : léger comme une plume, précis comme un laser. Sporadiquement, le concert était ponctué par les cris de mouettes ( l’église est au bord de l’eau) ou, moins poétique, par les beuglements des supporters ( il y a toujours un bar à coté des églises), les buts ou actions phare du match semblant étrangement coïncider avec les pianissimi du quatuor.Après le concert, il a bien fallu rentrer. Déjà, l’entracte nous avait donné un avant goût de l’ambiance dans la ville, avec des slogans pleins d’élégance et une agitation naissante, ce n’était pas grand chose au regard de ce qui nous attendait ensuite. Traverser Martigues au milieu d’une horde hurlante, klaxonnante, voitures remplies d’abrutis agitant drapeaux et fumigènes en s’époumonant….Pour moi, une vision très proche de l’idée que je me fais de l’Enfer ! Arrivés à Aix, même topo, même en prenant soin d’éviter le centre ville, pas moyen d’échapper à la troupasse des crétins survoltés. De ceux qui jusqu’à  2 h du matin ont manifesté sous les fenêtres, acclamant Zidane et crachant sur l’ennemi vaincu à grand renfort d’insultes.                                                                                                                                                       Moi, j’aurais voulu dormir. Rêver de musique, de violon, de piano, de Mozart et de Chostakovitch, dans un monde aussi beau et pur que le son du Quatuor Enesco.

16:05 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

28/06/2006

Beurk !

 

 

Les éboueurs ont repris le travail hier sur Marseille, paraît-il….  Après 7 jours de grêve pour un motif que j’ignore, avec une température moyenne sur la ville dépassant les 30 degrés, les éboueurs (employés municipaux, notons le) ont dû finir par prendre en  pitié les Marseillais submergés par les immondices.

Ce matin, j’ai eu le privilège de devoir me rendre en centre-ville, rue de Rome, pour ralier un de mes lieux de travail. Je sors donc du métro station Noailles et passe par la rue de l’Accademie puis la rue Rouvière…Ce n’est pas un quartier habituellement très propre : je me souviens d’avoir fait le chemin à 8h du matin slalomant entre les sacs poubelles éventrés, les cartons de pizza et les détritus divers (vers 10h le marché s’y installe, le célèbre « marché des capucins »,   une des variantes marseillaises du souk) mais là c’était le pompon. Tous les 3 mètres, de chaque coté de la rue, des monticules d’ordures à hauteur d’homme. Certaines poubelles ont été incendiées, ça fait de jolies coulures noiratres de plastique fondu … Je vous laisse imaginer l’odeur,  la prolifération des rats, des mouches et autres joyeusetés, de quoi relancer une épidémie de peste bubonique…

La rue de Rome, la rue St Ferréol, commerçantes, ainsi que la place de la Préfecture ont été dégagées.  Il n’en est pas de meme pour les petites rues adjacentes, dont certaines (la rue Estelle par exemple) sont toujours partiellement ou totalement obstuées par les ordures.

Les éboueurs avaient promis que tout disparaitrait en 2 ou 3 jours, histoire que le centre soit praticable pour la promenade dominicale…

 

15:31 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)